2 min de lecture Réforme des retraites

Retraites : une "scène de crime" sur les marches de l'Opéra Garnier en gage de protestation

Les fonctionnaires de la police scientifique ont créé une "scène de crime" plus vraie que nature, sur les marches de l'Opéra Garnier ce mercredi 5 février.

Manifestants devant l'Opéra Garnier le 5 février 2020 contre la réforme des retraites
Manifestants devant l'Opéra Garnier le 5 février 2020 contre la réforme des retraites Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Marie Gingault et AFP

Jambe sanguinolente, silhouettes de victimes dessinées à la craie... Les fonctionnaires de la police scientifique ont mis en scène, ce mercredi 5 février, une "scène de crime" des plus réalistes sur les marches de l'Opéra Garnier à Paris pour attirer l'attention sur la pénibilité de certains métiers de la fonction publique. 

"Un gendarme ou un policier peut partir à 57 ans, car le gouvernement a reconnu la dangerosité de leur métier, tandis que nous, on partirait à 64 ou 65 ans, cherchez l'erreur" s'est agacé Émilie, fonctionnaire de la police scientifique de 30 ans. Delphine, elle aussi de la police scientifique, a témoigné des "250 heures supplémentaires" qu'elle a accumulée l'an passé et "payées a des prix bradés". 

La police scientifique n'était pas la seule à faire entendre sa colère ce mercredi. Les égoutiers, eux aussi venus en masse à la manifestation, ont rappelé que leur espérance de vie est réduite de 17 ans par rapport à la moyenne. "On respire des gaz, des peintures, des solvants, on est voûtés, à genoux pour travailler, et on voudrait nous faire travailler jusqu'à 62 ans" a signalé Christophe, 49 ans.

Éboueurs, auxiliaires de puériculture ont manifesté

Pour Thomas, éboueur à Paris, "les odeurs et les produits toxiques inhalés derrière les bennes" peuvent justifier d'un départ anticipé de 5 ans, sachant que les éboueurs ont une espérance de vie diminuée de 7 ans. Les éboueurs qui sont d'ailleurs, toujours en grève, tout comme les trois centres d'incinérations parisiens. 

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Parmi les quelques centaines de manifestants, Marilyne, auxiliaire de puériculture, a elle aussi tenu à faire part de ses revendications. Elle a pointé du doigt "la dégradation des conditions de travail dans les crèches de la ville de Paris" qui selon elle, deviennent l'usine et où le manque de personnel est flagrant. "C'est un vrai travail, très peu considéré parce que féminin. J'adore mon métier mais je ne me vois pas le faire à 65 ans" a t-elle témoigné.

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