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Rachat de Suez par Veolia : Bercy commence à perdre patience

Alors que Veolia veut racheter 29,9 % de parts de Suez à Engie, ce lundi 5 octobre pourrait être décisif et Bruno Le Maire à appeler les deux groupes à "reprendre leurs discussions".

Le rachat de Suez par Veolia (illustration)
Le rachat de Suez par Veolia (illustration)
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Rachat de Suez par Veolia : Bercy commence à perdre patience
03:11
Rachat de Suez par Veolia : Bercy commence à perdre patience
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L'Eco and You - Martial You
Martial You
Journaliste

C'est un feuilleton qui ne manque pas d'agiter deux géants de l'économie française. Ce lundi 5 octobre marque le dernier jour pour le rachat de Suez par son concurrent Veolia et cette perspective est en train de virer au casse-tête pour l'État actionnaire. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire et Bercy perdent patience et ont appelé les deux groupes à "reprendre leurs discussions".

Le ministre doit arbitrer le mécano d'actionnaires avec Engie, qui possède 29,9% de Suez, et l'État est actionnaire d'Engie, qui est l'ancien Gaz de France public. Actuellement, Veolia veut racheter cette part pour mettre la main sur son principal concurrent. Or, le groupe Suez refuse jusque-là cette offre, annonce des milliers d'emplois menacés et propose un autre repreneur que pourrait être un fond d'investissements.

Suez réclame que Veolia poursuive son activité dans le traitement de l'eau à l'international. Pour l'État, il n'y a pas de solution parfaite et puisqu'il est actionnaire d'Engie, il soutient la stratégie du groupe, qui veut se recentrer sur les énergies renouvelables. Le traitement de l'eau et des déchets au sein de Suez n'a donc aucun sens stratégique et la vente de la participation à Veolia, qui lui rapporterait 3,4 milliards d'euros, est difficile à refuser face au contexte économique.

Une catastrophe pour l'emploi ?

L'acquisition de Suez par Veolia permettrait également que les services restent dans le giron français en créant un champion mondial. Néanmoins, Suez ne veut pas se vendre à son ancien rival et le gouvernement ne souhaite pas cautionner la disparition d'un gros acteur du traitement de l'eau et des déchets, qui travaille avec les collectivités locales.

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L'autre problème est qu'il y a un risque sur l'emploi à terme et l'État ne veut pas que cette vente engendre un plan social car il sait qu'à la fin, on lui reprochera d'avoir privilégié les rentrées financières plutôt que les emplois.

La solution est donc d'éviter une OPA hostile de Veolia sur Suez et c'est d'ailleurs une des avancées obtenues durant ce week-end des 3 et 4 octobre. Engie pourrait accepter la vente, quitte à passer outre le veto des trois représentants de l'État au conseil d'administration. Cette option serait toutefois un désastre pour Bercy et pour l'influence de l'État actionnaire.

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