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Néonicotinoïdes : pourquoi est-ce un casse-tête pour le gouvernement ?

Le projet de loi pour un retour des néonicotinoïdes arrive aujourd'hui à l'Assemblée. Une question qui divise et qui s'avère être un véritable casse-tête pour le gouvernement.

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Néonicotinoïdes : pourquoi est-ce un casse tête pour le gouvernement ? Crédit Image : DAMIEN MEYER / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Marie Gingault

Le projet de loi pour la réinsertion temporaire des néonicotinoïdes arrive aujourd'hui à l'Assemblée. Ce texte polémique est un casse-tête pour le gouvernement. Ces puissants neuro-toxiques, efficaces même à faible dose, agissent directement sur le système nerveux de tous les insectes. 

C'est très efficace, mais cela circule dans toute la plante, et surtout, ce pesticide désoriente les abeilles et les bourdons qui ne retrouvent plus leurs ruches et provoque ainsi l'effondrement des colonies. Selon une étude américaine parue en 2017, la population d'insectes volants a diminué de près de 75% en Europe en 30 ans, d'où son surnom de tueur d'abeilles. S'il n'y a plus d'abeilles, il n'y a plus de pollinisation. 

Et s'il se pose la question de réintroduire ces pesticides, c'est parce que cet été, il a fait chaud, comme le printemps et l'hiver dernier. Ne connaissant plus de traitement de choc, les pucerons ont proliféré et provoqué la jaunisse des betteraves. Celle-ci entraîne d'énormes pertes de rendement : pour la campagne 2020, elles peuvent aller de 30 à 50% jusqu'à 70% dans certains cas. 

Les néonicotinoïdes : une affaire politique

La France, premier producteur de sucre en Europe emploie près de 45.000 personnes et se retrouve face à un dilemme : sauver des emplois ou tuer des abeilles. Il n'y a pas encore d'alternative industrielle à ces produits, la science travaille dessus. On pourrait donc indemniser, mais la filière sucre souhaite-t-elle vraiment changer de modèle ? C'est la question.

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Mais les néonicotinoïdes, c'est aussi une affaire politique. En effet, "c'est une question de souveraineté de sauver la filière sucre", a déclaré le ministre de l'Agriculture. Une question de souveraineté lui ont également répondu les écologistes, une souveraineté environnementale. Les tribunes et les manifestes s’enchaînent depuis l’annonce de cette réintroduction temporaire, car les néonicotinoïdes avaient été interdits tandis que la France était première en 2016. 

Y revenir aujourd’hui montrerait que l’environnement est une cause négociable. De plus, symbole du renoncement. La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili soutient ce texte alors que c’est elle en 2016 qui avait défendu l’interdiction des néonicotinoïdes lorsqu'elle était secrétaire d’État sous François Hollande.

Le plus : un arrêté pour protéger le Mont-Blanc vient d’être signé

Le périmètre de protection, d'une superficie de 3.175 hectares, se situe sur les communes de Chamonix-Mont-Blanc, Saint-Gervais et les Houches. Un règlement strict qui va de l’interdiction de bivouac à l’interdiction de pratiquer autre chose que l’alpinisme ou le ski. L’année dernière, plusieurs maires s’étaient émus que l’on faisait n’importe quoi sur le toit de l’Europe, certains avait monter un jacuzzi ou un rameur.

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