2 min de lecture Coronavirus

Propos de Lallement : "On soigne des patients bien malades qui n'ont pas mérité ça"

INVITÉ RTL - Le chef du service de réanimation de l'hôpital Cochin à Paris estime que la France peut être fière de ses équipes soignantes. Il est également revenu sur les propos polémiques du préfet de Paris.

Thomas Sotto RTL Soir Thomas Sotto iTunes RSS
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Propos de Lallement : "On soigne des patients bien malades qui n'ont pas mérité ça" Crédit Image : KENZO TRIBOUILLARD / AFP | Crédit Média : Stéphane Carpentier | Durée : | Date : La page de l'émission
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Stéphane Carpentier et Benjamin Hue

Interrogé à l'antenne de RTL sur le dérapage du préfet de police de Paris Didier Lallement, qui a établi un lien entre les personnes gravement atteintes par le Covid-19 et celles qui n'avaient pas respecté le confinement, le chef du service de réanimation de l'hôpital Cochin à Paris Jean-Daniel Chiche a estimé ce vendredi 3 avril que l'"on soigne des patients qui sont bien malades et qui n'ont rien fait pour mériter d'être malades". 

Refusant de commenter davantage cette sortie maladroite, le professeur a ensuite fait le point sur la situation de l'hôpital parisien à l'aube d'un nouveau pic attendu de prise en charge de patients atteints d'infections graves au nouveau coronavirus. "Le service est quasiment plein. On a peut-être observé une petite accalmie sur les 24 dernières heures mais elle est très relative", a-t-il affirmé, soulignant "les énormes efforts faits par le système de santé". "Notre pays peut être fier du degré de résilience de ses équipes soignantes", selon lui.

Alors que la France comptabilise désormais 6.507 décès liés au Covid-19 dans les hôpitaux et les Ehpad, Jean-Daniel Chiche admet qu'il est difficile d'affirmer si le pic aura lieu le 6, le 7 ou le 15 avril. "On avait déjà prévu d’être quasiment au pic le week-end dernier puis on a vu une augmentation des admissions. Est-ce qu’on est prêt ? On le saura en fonction de l’amplitude du pic. Pour ça il faut insister sur l’importance du confinement. On a envie d’être optimiste et de se dire que ça commence à payer".

Avant de faire face à la prochaine vague d'admissions dans les services de réanimation, le professeur concède qu'il existe "des tensions sur un certain nombre d’équipements simples" comme les blouses et les masques, les respirateurs et "certains médicaments". "Mais les équipes de logistique travaillent d’arrache-pied. Cela nous a quand même permis dans un hôpital comme le mien de passer de 34 lits de réanimation à 90. Je crois que tous les acteurs du système sont mobilisés". 

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