3 min de lecture Information

Menu unique à Lyon : "Notre objectif est de pouvoir accueillir tous les enfants", explique une élue

INVITÉS RTL - Stéphanie Léger, adjointe à la restauration scolaire de la ville de Lyon, et Jean-Didier Berger, maire de Clamart (Hauts-de-Seine) reviennent sur la polémique lancée ce week-end au sujet des menus "végétariens" imposés dans les écoles de la ville.

Yves Calvi_ 6 Minutes pour Trancher Yves Calvi iTunes RSS
>
Menu unique à Lyon : "Notre objectif est de pouvoir accueillir tous les enfants", explique une élue Crédit Image : AFP | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Calvi-245x300
Yves Calvi et Marie Zafimehy

De la viande à la cantine, ou pas ? Depuis plusieurs jours, la mairie de Lyon est sous le feu des critiques pour avoir instauré un menu unique sans viande dans les cantines scolaires de la ville de Lyon. Une décision prise à la suite des restrictions imposées dans le cadre de la crise sanitaire, justifie Stéphanie Léger, adjointe au maire de Lyon en charge de l'éducation, du fonctionnement des écoles, de la restauration scolaire et du bien-être des enfants.  

"Le ministère de l'Éducation nationale nous transporte et nous impose des mesures sanitaires dans les restaurants scolaires qui sont de plus en plus complexes, qui nous demandent des organisations de plus en plus contraignantes et donc là, la dernière, explique-t-elle sur RTL. Le dernier protocole du 2 février nous a contraint à mettre des mesures temporaires et exceptionnelles dont effectivement, le décalage de la pause méridienne, la délocalisation des restaurants dans des gymnases, dans des salles d'activités et un menu unique pour fluidifier le service".

Quel rapport avec la viande ?

Avoir le choix entre plusieurs menus empêche un service efficace selon Stéphanie Léger. "Le choix, ça veut dire prendre le temps de choisir les entrées, le plat chaud et le dessert, et donc, ce temps-là, nous ne l'avons plus, insiste-t-elle. Nous sommes en train de compter les minutes pour faire passer nos 29.000 enfants entre midi et 14 heures. Donc, effectivement, nous avons décidé de leur imposer le fait qu'il n'y ait plus qu'une entrée, plus qu'un plat chaud et plus qu'un dessert. Et donc, nous avons recouru à un menu qui convenait à tous les enfants. Notre objectif était vraiment de pouvoir accueillir tous les enfants et de leur servir un plat chaud et un menu de qualité qui respecte tous les apports nutritionnels", poursuit-elle.

Ce n'est pas un repas végétarien

Stéphanie Léger
Partager la citation

Stéphanie Léger précise : bien qu'il ne comprenne pas de viande, le menu unique instauré par la mairie de Lyon propose tout de même du poisson et des œufs. "Ce n'est pas un repas végétarien, comme je l'ai entendu dire. Je tiens vraiment à le signaler. C'est un repas qui comporte du poisson et des œufs et qui correspond à tout et qui garantit les apports nutritionnels nécessaires aux enfants dans le pays de la gastronomie du bouchon lyonnais."

À lire aussi
Bruno Le Maire
Coronavirus : faut-il toucher aux impôts pour sortir de la crise ?

Pour autant, cette mesure n'est pas indispensable selon Jean-Didier Berger, maire de Clamart, dans les Hauts-de-Seine. "Je pense que comme les dizaines de milliers de mairies, la crise sanitaire ne nous a pas obligés à retirer - fort heureusement - la viande de nos assiettes. Tout ce que je viens d'entendre, ça ressemble vraiment à de la tambouille idéologique."

Une décision prise par la municipalité précédente

Pourtant, cette décision avait déjà été prise par la mairie avant les dernières élections municipales. Elle était alors dirigée par Gérard Collomb... élu LaREM. "Ce que je crois, c'est que quand on était au moment de la première crise sanitaire, tout le monde a essayé de prendre un certain nombre de mesures, argue Jean-Didier Berger. Finalement, on n'a pas forcément reconduit ces mesures. Et là, qu'on nous dise à nouveau 'on n'a pas su, au bout d'un an, s'organiser et faire en sorte de pouvoir servir des repas normaux et traditionnels aux enfants', c'est un peu fort de café. On nous dit que c'est temporaire, mais qui sait combien de temps la crise sanitaire va durer ?"

Dans sa municipalité, Jean-Didier Berger a fait le choix d'étendre les horaires. "La solution qu'on a choisie, c'est d'étaler les entrées et sorties des enfants le matin et le soir sur une heure, au lieu de les faire rentrer tous en quelques minutes, explique-t-il. Et du coup, au moment de la pause méridienne, on est aussi sur un étalement. Donc on fait manger les enfants en deux heures et demie et non plus en une heure et demie, ce qui, évidemment, facilite grandement les choses." Une mesure également appliquée par la ville de Lyon, mais "pas suffisante" selon Stéphanie Léger.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Information Cantine Éducation nationale
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants