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Climat social : "Il y a de la colère dans le pays", relève Alexis Corbière

INVITÉ RTL - Macron pris à partie le 17 janvier à sa sortie du théâtre, La Rotonde incendiée... Si le député LFI Alexis Corbière ne cautionne pas la violence des opposants politiques, elle exprime selon lui une "colère sociale" légitime.

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Climat social : "Il y a de la colère dans le pays", relève Alexis Corbière Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Macron pris à partie par des manifestants à sa sortie du théâtre des Bouffes du Nord vendredi 17 janvier, incendie de la brasserie de la Rotonde le même jour... On semble assister depuis quelques jours à un durcissement des actions de protestation politique, voire à une forme de radicalisation de la violence.

S'il ne cautionne pas la violence des manifestants, Alexis Corbière député La France insoumise de Seine-Saint-Denis, y voit une expression de la colère populaire. "Ça fait un moment qu'il y a de la colère dans la pays", relève-t-il. "Le président Macron n'a pas de base sociale pour mener une politique économique aussi brutale que la sienne", explique-t-il sur RTL.

"Emmanuel Macron aurait dû comprendre qu'électoralement, il n'avait pas les coudées franches pour raboter les APL, remettre en cause l'assurance chômage pour les plus modestes et faire baisser les retraites", analyse l'élu LFI. D'où, selon lui, la montée de la colère et des violences au sein des mouvements sociaux actuels.

Violence populaire, violence policière

"Bien sur que je ne souhaite pas qu'un membre du gouvernement soit agressé. Mais je ne suis pas non plus pour montrer systématiquement la colère populaire du doigt. J'ai été gazé et matraqué il y a un mois et demi lors d'une manifestation. Sans aucune réaction politique ni médiatique", poursuit Alexis Corbière.

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Pour l'élu, les violences policières lors des manifestations de "gilets jaunes" ou contre la réforme des retraites ne suscitent toujours pas la même indignation que celles du 17 janvier de la part de la classe politique. "Quand il y a des images de manifestants frappés par la police, personne ne réagit."

Selon lui, de la violence, il y en a toujours eu dans les mouvements sociaux français, notamment dans les années 1970 et 1980. "Mais jamais avec un tel bilan du côté du gouvernement : des mains arrachés, des yeux éborgnés, plus de 2.000 personnes à l'hôpital, plus de 115 personnes blessées dans les manifestations..."

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