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5 fautes d'orthographe à éviter pour réussir son entretien d'embauche

Le baromètre Voltaire Ipsos publié ce lundi 25 octobre révèle que 86% des employeurs placent la qualité de l'expression en première place dans les critères de recrutement. Pour mettre toutes les chances de votre côté, voici cinq fautes à éviter.

Orthographe
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Crédit : PIXABAY
Lison Bourgeois

Est-ce qu'il faut écrire "Il a utilisé" ou plutôt "il a utiliser" ? Ce type de questionnements parcourt de nombreux Français. Et parfois, la décision finale ne correspond pas au choix correct. Des lacunes qui sont remarquées et déplorées par les employeurs. Selon une enquête Ipsos pour Le Projet Voltaire parue ce lundi, 86 % des recruteurs estiment que la maîtrise de l’expression est fondamentale. Ces derniers pointent du doigt l'aisance écrite et orale, mais aussi l’orthographe de leurs collaborateurs.

Avec la généralisation du télétravail, les fautes de français se glissent dans les mails professionnels de façon plus visible que lors des conversations. Selon l'enquête publiée aujourd'hui, 76 % des 2.500 employeurs interrogés dans toute la France "se trouvent confrontés quotidiennement aux lacunes de leurs équipes". Pour ne pas entacher l'image de l'entreprise, les employeurs préfèrent donc recruter des personnes qui n'ont pas de problème avec le français. Voici donc cinq fautes à éviter.

1. L’accord du participe passé, avec ou sans "avoir"

Le participe passé est la faute la plus répandue au cœur des échanges des Français. Interrogée sur RTL, Muriel Gilbert détaille la règle de ce douloureux participe passé. 

Le participe passé employé avec l’auxiliaire être s’accorde avec le sujet, comme "les frites sont cuites" par exemple. Mais les choses se corsent déjà avec ce qu’on appelle les verbes pronominaux, c'est-à-dire qui se construisent avec un pronom. Par exemple, le participe du verbe pronominal "se laver" ne s’accorde pas quand le verbe est suivi d’un complément d’objet direct. Par exemple, on va écrire "je me suis lavée" mais "je me suis lavé les cheveux".

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C'est l'apparition de l'auxiliaire "avoir" qui complique le calcul. Le participe passé s’accorde alors non pas avec le sujet mais avec le complément d’objet direct, et seulement s’il est placé avant le verbe. Dans le cas contraire, il est invariable. Ainsi, on écrit : "les frites qu’ils ont faites", mais "ils ont fait des frites".

Par ailleurs, on remarque souvent une faute d'inattention dans le choix entre l'infinitif et la conjugaison du verbe. Pour savoir, remplacez-le par un autre verbe du 3e groupe comme "prendre" ou "faire". Par exemple : "Il a utilisé". Vous pouvez remplacer "Il a pris" (et non pas "Il a prendre"), le mot prend donc un "-é".

2. "Après que" et "avant que" suivi du subjonctif

Cette faute est liée à la sonorité de la phrase. En effet, il est fréquent et plus habituel à l’oreille, d’utiliser le subjonctif derrière "après que". Cette faute vient d'une confusion entre "après que" et "avant que". Pourtant, l'expression "avant que" implique une notion d’éventualité. C'est-à-dire que c'est une action encore à venir, qui est envisagée. Le mode subjonctif doit donc suivre "avant que". Par exemple : "Avant que la lune soit tombée".

À l'inverse "après que", marquant un fait accompli, est suivi d’un indicatif. On écrira ainsi : "Après qu’il est parti" ou encore "après que la lune est tombée". Cette règle a été illustrée sur RTL par Muriel Gilbert en 2018 lorsqu'elle avait remarqué la faute dans le film "Ni juge, ni soumise ?". Elle avait alors conclu son explication par ces mots : "En attendant, courez voir ce film magnifique avant qu’il ne soit plus à l’affiche, histoire de ne pas le regretter après qu’il aura quitté l’affiche."

3. L’accord des couleurs

Pourquoi écrit-on "Il a des yeux bleus" mais "elle a des yeux marron" ? L'accord des adjectifs de couleur s'explique en général par son origine. D’une manière générale, les adjectifs désignant des couleurs s’accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils se rapportent. Mais il existe des exceptions expliquées par Muriel Gilbert

Ainsi, si ce sont des adjectifs de couleur composés comme "vert foncé", "bleu clair", "blond cendré" ou encore "bleu-vert". Ainsi, on écrira : "une jupe bleu-vert" et non "bleue-verte" comme on pensera à écrire "une chevelure blond cendré". 

Par ailleurs, les adjectifs de couleur sont invariables lorsque ce sont d'abord des noms communs. Par exemple, le marron est un fruit avant d’être une couleur, l’orange ou la noisette également. C’est la même chose pour "des voitures saumon", "des vestes rouille", "des chaussettes safran". 

4. L’accord des nombres

Au moment de sortir le carnet de chèques, il n'est pas rare que des doutes nous assaillent. Faut-il mettre un "s" à "cent" ou pas ? Alors pour le savoir, il faut se référer aux règles qui existent pour accorder les nombres correctement dans la langue française. 

"Vingt" et "cent" s’accordent uniquement s’ils sont multipliés mais ne sont pas suivis d’un nombre. Par exemple, on écrira : "vingt-six élèves" ou "trois cent cinquante". Mais s'ils sont multipliés et s'ils ne sont pas suivis d'un autre nombre alors ils prendront un "s". On écrira "quatre-vingts" ou "trois cents". 

5. Les expressions courantes… mais fausses

"Au jour d’aujourd’hui", "voire même"...
De nombreuses expressions incorrectes sont passées dans le langage courant. Ce sont donc des erreurs que l'on entend souvent dans les conversations et qui sont pourtant tout à fait fausses. Par exemple "Au jour d’aujourd’hui" représente une double répétition. En effet, le mot 'aujourd’hui' est déjà un pléonasme à lui seul. Au Moyen-Âge, "hui" désignait ce jour. Par conséquent, "aujourd’hui" signifie littéralement "Au jour de ce jour". C'est donc inutile de rajouter un nouveau "jour" à la formule.

On se retrouve dans le même cas de figure en ce qui concerne l’expression "voire même", largement utilisée dans le langage courant. Là encore, il s'agit d'un pléonasme puisque 'voire" signifie "et même". Cela revient donc à dire "Et même même".

L’Académie française rappelle souvent l'utilisation correcte des expressions pour éviter les erreurs. En effet, Muriel Gilbert nous rappelle sur RTL la signification de ces expressions que nous utilisons couramment. L'occasion de comprendre pourquoi on dit que nous avons "un grain" ou que nous allons nous "pinter". Autant d'explications que nous étions "à mille lieues d’imaginer".

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