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Orthographe : faut-il simplifier l'accord du participe passé ?

Le participe passé est la règle qui déstabilise le plus les Français. En Belgique, on propose de ne plus jamais accorder le participe passé construit avec avoir.

Le participe passé est la règle qui déstabilise le plus les Français.
Le participe passé est la règle qui déstabilise le plus les Français.
Crédit : FRED DUFOUR / AFP
Un bonbon sur la langue du 08 septembre 2018
02:43
Muriel Gilbert

Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, deux professeurs de français, proposent de simplifier l’accord du participe passé. Toutes les enquêtes le démontrent, cette règle est celle qui déstabilise le plus les Français. L’idée serait de ne plus jamais accorder le participe passé construit avec avoir. Les cheveux qu’ils ont lavé au lieu de és, les frites qu’ils ont fait au lieu de faites.

Le participe passé employé avec l’auxiliaire être s’accorde avec le sujet (les frites sont cuites). Mais les choses se corsent déjà avec ce qu’on appelle les verbes pronominaux (qui se construisent avec un pronom, comme se laver) : là le participe ne s’accorde pas quand le verbe est suivi d’un complément d’objet direct (je me suis lavée, mais je me suis lavé les cheveux).

Et l’apparition de l’auxiliaire avoir complique encore la chose : le participe passé s’accorde alors non pas avec le sujet mais avec le complément d’objet direct, et seulement s’il est placé avant le verbe. Dans le cas contraire, il est invariable : « les frites qu’ils ont faites », mais « ils ont fait des frites ».

C’est vrai, il faut 80 heures pour enseigner le participe passé aux enfants… des heures qui pourraient être mieux employées, puisque les journalistes, les ministres et même le président de la République s’emmêlent régulièrement les crayons. Même notre bon vieux Bescherelle dit que c’est la règle la plus illogique du français.

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Mais c’est l’usage qui fait les dictionnaires et non l’inverse, et la langue appartient à ceux qui la parlent. Les réformes ne peuvent pas s’imposer d’en haut. On verra si les francophones ont envie de s’approprier celle-là.

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