2 min de lecture Police

"J'exerce un métier qui déchaîne les passions" témoigne Juliette Alpha, policière à Paris

INVITÉE RTL - Juliette Alpha, policière à Paris, publie ce jeudi 30 janvier "Vis ma vie de flic. Une femme dans la police" aux éditions Hugo Doc.

fallait l'inviter- L'Entretien du jour Thomas Sotto
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"J'exerce un métier qui déchaîne les passions" témoigne Juliette Alpha, policière à Paris Crédit Image : Bertrand GUAY / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Thomas Sotto édité par Charles Deluermoz

Juliette Alpha, c'est un pseudo qu'elle a choisi pour se protéger. "Tout simplement parce qu'en ce moment on ne peut pas dire que la police soit dans le cœur de beaucoup de gens" explique la jeune femme.

Si elle avoue avoir peur car des policiers "meurent" à cause de ce qu'ils représentent elle explique avoir voulu prendre la parole car "des collègues se font suivre, se font lyncher, se font renverser de part leur fonction".

Dans son livre, elle raconte deux moments particulièrement marquants. D'abord la mort de son collègue Ahmed Merabet, abattus par les terroristes de Charlie Hebdo en janvier 2015, alors qu'elle est encore  à l'école de police. "Ça a été un choc (...) et un retour à la réalité sur les risques du métier qu'on a choisi" se souvient-elle. 

A ce moment-là, elle raconte avoir compris que son métier "prenait une autre dimension" et explique avoir eu le sentiment de devenir une "cible". Elle évoque une autre date, le 1er décembre 2018, lorsque des "gilets jaunes" attaquent l'Arc de Triomphe, "une journée forte en émotion pour beaucoup de policiers". 

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"Personne n'est préparé à ce genre de situation, explique-t-elle, quand on va sur un maintien de l'ordre et une manifestation, on n'y va pas pour assister à une scène de chaos, surtout sur le territoire français."

Ce sentiment de haine anti-flic, elle "ne l'explique pas". Selon elle, "on ne peut pas nier" un problème de violences "du côté des policiers" et le Premier ministre Christophe Castaner l'a rappelé "à juste titre". Mais "il est totalement faux" de dire qu'il y a un "relâchement et un manque de déontologie" des forces de l'ordre.

Avec plus de 10.000 followers sur Twitter, elle l'affirme : "Je ne suis le porte-parole de personne. Je n'ai pas choisi ce rôle mais je l'assumerais. Si je parle aujourd'hui c'est aussi dans la continuité de mon engagement (car) on est en 2020 et on a plus de 50 suicides par an dans la police."

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