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Homosexualité : les "thérapies de conversion" bientôt interdites en France ?

ÉCLAIRAGE - Une loi pourrait bientôt interdire les "thérapies de conversion" en France. Une mission parlementaire est lancée dans cet objectif. Aux États-Unis, ces stages sont très répandus.

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Homosexualité : les "thérapies de conversion" bientôt interdites en France ? Crédit Image : Emma PROSDOCIMI/SIPA | Crédit Média : RTL | Date :
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Marie Moley édité par Paul Turban

C'est un phénomène difficilement qualifiable en France. Mais aux États-Unis, elles sont très courantes. Les "thérapies de conversion", censées "guérir" les homosexuels, c'est-à-dire les rendre hétérosexuels, pourraient bientôt être interdites en France. Une mission parlementaire est lancée ce mardi 3 septembre

Outre-Atlantique, ces "stages de conversion" ont des allures de camps de rééducation. Dans un extrait d'un document américain, on entend ainsi un jeune homme homosexuel hurler : "Je suis en colère." Il doit presque exorciser son homosexualité.

En France, des groupes, religieux pour la plupart, organisent des "thérapies" similaires. Les méthodes varient mais la finalité reste la même. Cela peut être d'abord des pressions psychologiques, des stages inspirés des "Alcooliques anonymes", comme pour se "sevrer" de l'homosexualité. Mais certains "thérapeutes" vont jusqu'à infliger des sévices corporels, des électrochocs ou des exorcismes. 

Une pratique relativement secrète en France

Contrairement aux États-Unis où certains groupes de "conversion" ont pignon sur rue, en France, c'est beaucoup plus confidentiel. Cela se passe en tête-à-tête avec un prêtre, un pasteur, un imam ou même dans le secret d'un cabinet médical. L'ampleur du phénomène est donc difficile à évaluer. 

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Rien dans la loi française ne définit, ni n'interdit, ces "thérapies". Plusieurs députés veulent légiférer. Au terme de leur mission d'information, ils entendent déposer un projet de loi pour dissoudre les associations qui pratiqueraient ces pseudo-conversions et même prononcer une peine, 2 ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende. 

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