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Grève du 13 janvier à l'école : 77.500 manifestants ont défilé en France

77.500 personnes ont défilé jeudi en France, dont 8.200 à Paris, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Les manifestants, soutenus par des associations de parents d'élèves, ont protesté contre la valse des protocoles sanitaires liés à l'épidémie de coronavirus.

Une manifestante dénonce le protocole sanitaire dans les écoles et les conditions de travail des enseignants, le jeudi 13 janvier 2022 à Bordeaux.
Une manifestante dénonce le protocole sanitaire dans les écoles et les conditions de travail des enseignants, le jeudi 13 janvier 2022 à Bordeaux.
Crédit : Philippe LOPEZ / AFP
Florise Vaubien & AFP

Dans le cadre d'une mobilisation nationale contre le protocole sanitaire anti-Covid en vigueur dans les établissements scolaires, des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rués ce jeudi 13 janvier, selon le ministère de l'Intérieur. 

Au total, 77.500 enseignants, personnels de l'éducation nationale et soutiens ont manifesté, dont 8.200 dans la capitale. Ils ont dénoncé une valse des mesures de lutte contre l'épidémie de coronavirus. Les autorités ont dénombré 136 actions dans toute la France. Une forte mobilisation soutenue notamment par des associations de parents d'élèves.

L'ensemble des syndicats de l'Éducation nationale rassemble des enseignants mais aussi des infirmières, des AESH (accompagnants d'élèves en situation de handicap) ou des personnels de vie scolaire, rejoints - fait plus rare - par les inspecteurs et chefs d'établissements, ont appelé à cette mobilisation. Ils déplorent "une pagaille indescriptible" en raison des protocoles sanitaires et demandent notamment des solutions rapides et la revalorisation des salaires.

Les gens n'en peuvent plus !

Le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, le 13 janvier 2022 à Paris.

"On voit la colère qui s'exprime. Il y a un ras-le-bol, il faut que le gouvernement en prenne conscience. On est à un point de rupture", a déclaré Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, en présence notamment des candidats de gauche à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo et Christiane Taubira, réunis à Paris.

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"C'est la première démonstration de force en masse du milieu enseignant depuis quelques temps : jusque là, les précédentes tentatives n'avaient pas réussi", a déclaré Jean-Luc Mélenchon, présent parmi les manifestants. Le chef des Insoumis a dénoncé des consignes qui "changent tous les deux jours", et pointe un manque de moyens. Les gens n'en peuvent plus !", a-t-il fustigé devant la presse.    

Mardi, Snuipp-FSU avait jugé que "les conditions de travail (...) se dégradaient" et dénoncé "les mensonges permanents du ministre de l'Éducation". Jean-Michel Blanquer avait déploré plus tôt un mouvement "contre un virus". Mais, "cette mobilisation historique (...) n'est pas une grève" contre la Covid-19 : celle-ci "illustre le ras-le-bol grandissant dans les écoles", ont insisté les syndicalistes. 

"Une mobilisation historique"

Ce jeudi, ce sont près de 38,5% des enseignants qui étaient en grève dans les écoles maternelles et élémentaires, a rapporté le ministère, et 75% selon le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire. Ce dernier a annoncé une école sur deux fermée et évoqué "une mobilisation historique". Dans les collèges et lycées, 23,7% des enseignants étaient mobilisés, selon les autorités. Le Snes-FSU, premier syndicat du second degré, a lui avancé le chiffre de 62% de grévistes.

En fin de journée, l'ensemble des syndicat a été reçu à leur demande par le Premier ministre Jean Castex au ministère de l'Éducation, en présence du ministre Jean-Michel Blanquer et de son homologue de la Santé Olivier Véran, testé positif au coronavirus et connecté en visioconférence.

"Ce n'est pas un rendez-vous symbolique que l'on demande à Matignon aujourd'hui", a prévenu le secrétaire général de la fédération FO de l'enseignement (FNEC FP-FO) Clément Poullet. Il estime que c'est "le début d'une véritable négociation pour des réponses rapides et concrètes sur le volet sanitaire, avec des remplaçants en plus notamment, mais aussi la revalorisation des salaires". 

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