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INFO RTL - Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : ce que contient la plainte contre X de 73 parents

RTL a pu consulter la plainte contre X, déposée le 12 février 2026, par 73 parents d'enfants scolarisés dans trois écoles du VIIe arrondissement de Paris. Ils dénoncent "des faits d'une particulière gravité, concernant l'encadrement de très jeunes enfants dans le temps périscolaire".

La cour de récréation d'une école primaire (illustration).

Crédit : FRED DUFOUR / AFP

Plana Radenovic

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Soixante-treize parents signent la plainte de cinq pages, plainte que RTL a pu consulter, déposée par l'avocat du collectif, Me Florian Lastelle, le 12 février dernier à l'adresse de la procureure de Paris. Ces parents d'enfants scolarisés dans trois écoles du VII arrondissement de Paris -Rapp, La Rochefoucauld, Saint-Dominique- dénoncent "des faits d'une particulière gravité, concernant l'encadrement de très jeunes enfants dans le temps périscolaire". Les parents visent, précisent-ils, les périodes hors temps purement scolaire : celles de la cantine, des temps d'accueil périscolaires, certaines récréations, la sieste, le goûter et l'accueil du soir, ainsi que les centres de loisirs.


Cinq infractions pénales sont dénoncées par les parents : violences volontaires, mise en danger délibéré d'autrui, délaissement d'une personne incapable de se protéger, abstention d'empêcher un crime ou un délit contre l'intégrité corporelle, et non dénonciation de mauvais traitements sur mineurs.

Si les parents d'élèves de l'école La Rochefoucauld s'associent à la plainte collective, et dénoncent des dysfonctionnements, ils tiennent à préciser qu'aucun fait ne s'est déroulé à l'intérieur de cette école.

La diffusion de l'émission d'enquête Cash investigation, fin janvier, à la suite de laquelle deux animatrices de l'école Saint-Dominique ont été suspendues, a agi comme un accélérateur, est-il détaillé dans la plainte. "Au-delà des images diffusées, de nombreux témoignages concordants font état de comportements similaires", pointe la plainte, qui fustige les "conditions de recrutement et d'encadrement" des animateurs, "d'une inquiétante fragilité". Un tel "cumul de carences" expose "mécaniquement" l'enfant "à un risque grave".

En 2025, à Paris, une quarantaine d'animateurs ont été suspendus

Cette plainte collective s'ajoute à d'autres, distinctes et individualisées émanant de parents des mêmes écoles, pour viols, agressions sexuelles et atteintes sexuelles sur mineurs, déjà déposées.

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Neuf agents du périscolaire ont été suspendus depuis fin janvier pour suspicions de violences physiques et sexuelles commises dans une école maternelle du 7e arrondissement à Paris, a fait savoir l'AFP lundi soir, confirmant une information de Mediapart. Ces animateurs, soupçonnés de violences physiques, sexuelles et "posture professionnelle inappropriée", ont été suspendus à titre conservatoire à la suite de la diffusion, le 29 janvier, d'une enquête de Cash investigation sur France 2 filmant en caméra cachée le comportement de certains agents.

En 2025, à Paris, une quarantaine d'animateurs ont été suspendus, dont une vingtaine pour suspicions de faits à caractère sexuel.

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