1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. G7 à Biarritz : quelles mesures pour filtrer les potentiels casseurs ?
2 min de lecture

G7 à Biarritz : quelles mesures pour filtrer les potentiels casseurs ?

ÉCLAIRAGE - Le G7 débutera en fin de semaine. Des opposants à cette rencontre commencent à se rassembler pour un contre-sommet pacifique et constructif. Mais l'ombre des casseurs n'est jamais loin.

Biarritz (illustration)
Biarritz (illustration)
Crédit : IROZ GAIZKA / AFP
G7 à Biarritz : des contrôles renforcés pour filtrer les potentiels casseurs
02:03
G7 à Biarritz : des contrôles renforcés pour filtrer les potentiels casseurs
02:04
Thomas Prouteau - édité par Paul Turban

Le Pays basque est sous pression à l'approche du G7 qui se tiendra du 24 au 26 août à Biarritz. Alors qu'une partie de la côte est fermée d'accès aux non-résidents, et très difficile d'accès pour les habitants, des opposants au sommet se rassemblent dès ce lundi 19 août pour une rencontre annoncée comme pacifique et constructive. 

Pourtant, la possibilité de la venue de black blocs, casseurs extrémistes, n'est pas écartée. Les autorités redoutent l’arrivée de centaines de militants radicaux tout au long de la semaine. La semaine dernière, un Allemand a été expulsé vers son pays. Dans son cas, c'est le droit du séjour qui s'applique. Il permet d’interdire de territoire "toute personne qui présente une menace réelle". Le militant allemand conteste son expulsion. 

Pour les militants radicaux français, il n'est pas possible d'assigner à résidence de manière préventive même si un militant est fiché par les renseignements. Cela avait été le cas en décembre 2015, lors de la COP21, où là aussi des manifestations violentes étaient redoutées. 24 manifestants avaient été assignés à résidence mais on était alors sous le régime de l’état d’urgence, à la suite des attentats de Paris. 

Quelles mesures pour se prémunir des casseurs ?

En période normale, c'est illégal. Si le ministère de l’Intérieur a simplement des soupçons sur un manifestant, parce qu'il a été repéré à Notre-Dame-des-Landes par exemple ou dans un cortège de "gilets jaunes", cela n'autorise aucune mesure coercitive. La loi anti-casseurs votée au printemps avait envisagé un tel dispositif mais le Conseil constitutionnel a annulé l’article au nom de la préservation des libertés.

À lire aussi

Reste donc la méthode classique, avec une multiplication des contrôles aux entrées de Biarritz, et des autres villes. Les groupes radicaux connus, s’ils décident de venir perturber le G7, seront pris en charge et suivis dès leur départ, dans la mesure du possible. À la moindre tentative de rassemblement illégal, ou s’ils sont porteurs de matériel de casse, ils seront interpellés et traduits devant la justice. 

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/