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G7 : comment Biarritz a été transformée en camp retranché

ÉCLAIRAGE - Le président de la République a rappelé que la sécurité sera maximale autour du G7 prochain à Biarritz sur lequel pèsent plusieurs menaces, notamment de "groupes violents".

Une vue de la ville de Biarritz, au Pays basque
Une vue de la ville de Biarritz, au Pays basque Crédit : IROZ GAIZKA / AFP
Leia Hoarau
Leia Hoarau
et AFP

Un cœur de ville complètement bouclé, une autre zone accessible sur permis et une région globalement sous très haute surveillance, en pleine saison touristique : la sécurité sera maximale autour du G7 (24-26 août) à Biarritz sur lequel pèsent plusieurs menaces, notamment de "groupes violents".

Le président de la République Emmanuel Macron l'a affirmé lors de sa visite préparatoire à Biarritz en mai : le dispositif sera "extrêmement lourd", "inédit". Car la sécurité sera "un enjeu majeur pour la réussite de l'événement". "Il y a d'ores et déjà plusieurs groupes violents, français et européens, qui se sont donné rendez-vous comme c'est malheureusement maintenant à chaque fois le cas, lors des G7 et des G20", a-t-il prévenu.

Les autorités de l'État n'ont pas précisé le nombre de forces de l'ordre mobilisées, alors qu'elles ont déjà été mises à rude épreuve par la longue crise des "gilets jaunes". Mais Emmanuel Macron a souligné qu'il y en aurait "beaucoup", en appuyant sur le mot. "Il y en aura à Biarritz, mais aussi à Anglet, à Bayonne et dans les villes et lieux sensibles où certains pourraient être incités ou conduits à mettre du désordre".

Pouvoir appréhender au plus tôt ceux qui s'apprêtent parfois à commettre le pire

Emmanuel Macron
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L'idée, a dit le chef de l'État, "est de pouvoir appréhender au plus tôt ceux qui s'apprêtent parfois à commettre le pire, surtout lorsqu'ils se sont équipés (pour la confrontation) et se sont donné rendez-vous". "Nous ferons en sorte qu'il n'y ait pas de dérives, quelles qu'elles soient", a assuré le président. "Nous le devons aux habitants de Biarritz et du Pays basque".

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De passage à Biarritz début juillet, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a lui aussi parlé un langage de fermeté : "On se prépare à l'hypothèse (de) contre-manifestations, si elles sont violentes, nous les neutraliserons".

Les zones sous étroite surveillance

À Biarritz où plus de 5.000 délégués, personnels techniques et journalistes sont attendus pour le sommet, deux périmètres ont été déterminés.

La zone 1 (dite de sécurité renforcée) comprend tous les lieux de rencontre des délégations et sera interdite à la circulation des véhicules et aux piétons non accrédités. Surfeurs et baigneurs ne pourront pas accéder à la Grande Plage, au-dessus de laquelle trône l'Hôtel du Palais où aura lieu la rencontre des leaders des sept grands pays.

Dans la zone 2 (dite de protection), les automobilistes seront tolérés à condition d'avoir obtenu un macaron et les piétons devront présenter un badge. 

"Ensuite, il y aura des cercles concentriques où le degré de sécurité est fort mais où les contraintes se relâchent", a expliqué Emmanuel Macron.

En sus, l'aéroport et la gare de Biarritz resteront fermés le temps du sommet, comme la gare de Bayonne. Aucun engin ne pourra survoler la ville et des moyens anti-drones seront déployés.

Plusieurs manifestations déjà prévues

Le préfet des Pyrénées-Atlantiques Eric Spitz a précisé qu'aucune manifestation ne serait autorisée dans les trois villes du "BAB", Bayonne-Anglet-Biarritz. "Le Pays basque est suffisamment grand" pour manifester ailleurs, a-t-il dit.

Les organisations du "contre-sommet", qui attendent 12.000 personnes pour trois jours de conférences et ateliers (21-23 août), ont de ce fait choisi Hendaye pour manifester le 24 août. Le lendemain, des actions "d'occupation des places publiques" auront lieu dans sept communes limitrophes de la cité balnéaire.

Lundi, devant la presse, les organisateurs ont assuré qu'ils n'entendaient provoquer aucune dégradation ou confrontation avec les forces de l'ordre lors de ces manifestations. "S'il y a des violences répressives, nous opposerons des techniques de résistance non-violentes",ont-ils assuré.

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