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Crack à Paris : les préfets justifient le déplacement des toxicomanes et la construction d'un mur

Le préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, et le préfet de police de Paris, Didier Lallement ont rappelé qu'il s'agit d'une solution "temporaire".

Des consommateurs de crack dans le nord de Paris, le 24 septembre 2021.
Des consommateurs de crack dans le nord de Paris, le 24 septembre 2021.
Crédit : Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Florise Vaubien & AFP

L'évacuation vendredi d'une cinquantaine de toxicomanes du quartier des Jardins d'Éole à Paris n'avait pas convaincu les riverains et les élus. Pour clarifier la situation et justifier leur décision, le préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, et le préfet de police de Paris, Didier Lallement, ont adressé ce samedi 25 septembre un courrier à la maire de la capitale, Anne Hidalgo.

Dans leur courrier, MM. Guillaume et Lallement expliquent que "l'État a assumé d'organiser (la) solution temporaire" place Auguste Baron, jugeant que la présence des usagers de crack rue Riquet "à proximité immédiate de nombreux riverains et d'écoles" était "intenable".

"Nous sommes à votre disposition pour travailler le plus rapidement possible, aux propositions de lieux que vous nous adresserez ainsi qu'à l'Agence régionale de Santé d'Île-de-France afin de permettre leur ouverture dans les prochaines semaines", peut-on lire dans cette correspondance. 

Un mur pour assurer "la protection des habitants de Pantin"

Dans le cadre de la lutte contre les trafics de drogue, les préfets ont par ailleurs rappelé que "l'accompagnement médico-social des consommateurs de crack a été très fortement amplifié" avec un "renforcement des maraudes et l'ouverture de 400 places d'hébergement".

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Ce courrier, dont l'AFP a pris connaissance, intervient dans un climat de vives tensions, tous les acteurs publics se renvoyant la balle sur ce dossier épineux. Un mur de parpaing a même été construit dans la nuit du 24 au 25 septembre sous le périphérique qui sépare Paris de Pantin pour contenir les toxicomanes. Une décision qui fait déjà polémique. 

Mais MM. Guillaume et Lallement estiment que ce mur est "une indispensable protection des habitants de Pantin", précisant que la préfecture de police de Paris "veillera à la sécurisation des habitants de Paris et de Seine-Saint-Denis".

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