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Crack à Paris : les toxicomanes à nouveau déplacés, les riverains attendent de vraies solutions

Ce vendredi, la police a évacué une cinquantaine de toxicomanes du quartier des Jardins d'Éole à Paris. Ils ont été déplacés à quelques rues aux portes de la Seine-Saint-Denis. Une opération qui n'a pas convaincu les riverains.

Des consommateurs de crack à Paris
Des consommateurs de crack à Paris
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Crack à Paris : les toxicomanes déplacés à l'abri des regards
03:24
Alice Moreno - édité par Florise Vaubien

C'est la quatrième évacuation en deux ans dans un rayon d'à peine deux kilomètres. De quoi excéder les habitants du quartier des Jardins d'Éole à Paris, malgré le déplacement, ce vendredi 24 septembre, d'une cinquantaine de toxicomanes, un peu plus au Nord, aux portes de la Seine-Saint-Denis.
   
Après des mois de nuisances pour les riverains et des tensions toujours plus vives entre la mairie, la préfecture de police et le ministère de l'Intérieur, c'est la Place Beauvau qui a ordonné l'opération. Une évacuation massive qui n'a pourtant pas convaincu les riverains, les consommateurs et les élus

De fait, les habitants ne croient pas à un départ définitif des toxicomanes de crack. "Mais ils vont revenir... Ils traînent partout", raconte une riveraine. Adris, un consommateur de crack, comprend la colère des habitants : "Il y a des enfants... je comprends, mais il n'y a pas d'endroit pour les toxicomanes alors que ceux qui s'injectent de la drogue ont des salles" pour se droguer, explique-t-il, jugeant que les autorités ont juste "déplacé le problème".

La préfecture de police et la ville se renvoient la balle

À force de voir le même scénario se répéter, les habitants sont à bout et ont interpellé Emmanuel Grégoire qui s'est rendu sur place. Un riverain mécontent lui lance qu'il ne peut même plus sortir seul avec ses enfants. "Il faut faire un accompagnement individualisé" pour éviter que ces groupes se reconstituent", a répondu le premier adjoint à la mairie de Paris, assurant que la mairie est "très mobilisée". Il a admis qu'il s'agit d'un problème "impensé" depuis 40 ans, sans cesse déplacé à quelques rues. 

La préfecture de police et la ville se renvoient la balle : Emmanuel Grégoire n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler son incompréhension. "Nous ne comprenons pas que cette évacuation soit organisée de façon indépendante par la police, sans associer d'autres partenaires, essentiels pour un meilleur accompagnement des personnes addictes". 

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Les riverains se sentent otages de considérations politiques, et désormais, c'est aussi le cas à Porte de la Villette où des toxicomanes ont été déplacés près d'un parc à côté du périphérique. "Ce n'est pas une solution !", déplore un père de famille. 

La ville espère au plus vite une réunion avec la préfecture pour trouver une solution durable et mettre un terme aux nuisances dans ces quartiers. 

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