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Coronvirus sur le Charles de Gaulle : le virus aurait embarqué à Brest

Si l'origine de la contamination qui a infecté 1.046 marins du porte-avions français reste inconnue, le chef d'état-major des armées François Lecointre privilégie désormais l'hypothèse de l'escale à Brest, en mars dernier.

François Lecointre, le chef d'état-major des armées
François Lecointre, le chef d'état-major des armées
Crédit : GEORGES GOBET / AFP
Photo Quentin Marchal
Quentin Marchal
Journaliste

L'enquête concernant la vaste contamination sur le porte-avions Charles de Gaulle se poursuit. Ce dimanche 19 avril, de nouveaux éclaircissements ont été apporté par François Lecointre, chef d'état major, qui a déclaré que l'équipage du porte-avions a probablement été contaminé par le Covid-19, lors de l'escale du bâtiment à Brest, en mars dernier.

"On considère, on pense (...) que cette contamination s'est produite à l'escale qui a eu lieu à Brest au mois de mars (du 13 au 16 mars, ndlr)", a déclaré le général sur France Inter. Pour rappel, près des deux-tiers de l'équipage, soit 1.046 marins sur 1.760, ont été testés positifs, mais l'origine de la contamination reste pour l'heure une énigme.

En mission depuis la fin du mois de janvier, les marins n'ont pas été en contact avec un élément extérieur après cette escale à Brest, au cours de laquelle une relève d'une cinquantaine de personnes est montée à bord tandis que des centaines de marins sont descendus à terre.

Les premiers cas de maladie Covid-19 n'ont été identifiés qu'au cours de la première semaine d'avril, soit au-delà de la durée d'incubation (quatorzaine) habituellement admise pour le virus.

L'escale correspondait à une "nécessité logistique"

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La ministre des Armées Florence Parly avait relevé, vendredi 17 avril, que "plusieurs hypothèses" étaient "à l'étude", y compris que le virus ait pu être déjà présent à bord avant l'escale. Si l'hypothèse de la montée du virus à bord lors de l'escale de Brest est désormais privilégiée, "nous ne pouvons pas en avoir la certitude à 100%", a de son côté concédé le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Christophe Prazuck, dans le Journal du Dimanche.

Deux enquêtes, une de commandement et une épidémiologique, ont été diligentées. L'une porte sur la gestion de la crise et l'autre se concentre sur le processus de contamination du bâtiment. Le général Lecointre a concédé que la question du maintien de l'escale à Brest s'était posée mais a réitéré, qu'au vu des connaissances du moment sur la propagation du virus, il n'avait pas été jugé nécessaire de l'annuler. 

"On s'est posé la question à partir du début mars de savoir si on allait la maintenir. La décision prise par le commandement des armées, par moi-même, par le chef d'état-major de la Marine, a été de maintenir cette escale parce qu'elle correspond(ait) à une nécessité logistique", a-t-il dit.

Des consignes précises lors de la sortie en ville à Brest

"Les mesures qui ont été données d'autorisation de sortie en ville, qui semblaient à l'époque et en l'état de la connaissance du virus et de ce qui était appliqué comme règle en France à ce moment-là, et dans une région, en particulier l'Ouest breton dans lequel on n'avait aucune connaissance d'un moindre cas, paraissaient légitimes", a-t-il ajouté.

L'amiral Prazuck a précisé que le commandement avait alors demandé aux "marins qui souhaitaient débarquer, dont un tiers avaient de la famille à Brest, d'éviter la zone d'Auray (distante de 170 km, ndlr) qui était considérée comme un cluster".

Le Charles de Gaulle, revenu depuis à sa base à Toulon, devrait repartir en mission d'ici la fin juin. "Nous allons tout faire pour être en mesure de réengager le porte-avions avant l'été", a confirmé le général Lecointre

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