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Coronavirus : que sait-on de "l'aide exceptionnelle" aux plus modestes promise par Macron ?

Parmi les mesures phares annoncées par Emmanuel Macron, lundi 13 avril au soir, le chef de l'État prévoit le versement "sans délai" d'une "aide exceptionnelle" pour les familles modestes.

Un garçon et sa mère regarde une allocution présidenteille d'Emmanuel Macron le 16 mars 2020 à Rennes
Un garçon et sa mère regarde une allocution présidenteille d'Emmanuel Macron le 16 mars 2020 à Rennes
Crédit : Damien Meyer / AFP
Coronavirus : que sait-on de "l'aide exceptionnelle" aux plus modestes promise par Macron ?
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Anaïs Bouissou - édité par Sarah Ugolini

Le président de la République a annoncé ce lundi 13 avril le versement d'une aide exceptionnelle aux familles les plus modestes pour leur permettre de faire face à la crise. Une aide dont les périmètres vont être rapidement connus. Un filet de sécurité pour les plus précaires, c'est ce qu'il manquait au plan d'aide très producteur mis en place jusqu'ici. 

Une aide supplémentaire pour les plus précaires, c'était une demande forte des associations même si on attend encore de savoir qui sera concerné, à quelle hauteur précisément, et à quel montant. Les plus démunis ont clairement besoin d'être encore plus soutenus. Ce sont ceux qu'on appelle "le dernier décile", c'est un terme pas très beau pour désigner les 10% les plus précaires. 

Ils sont au nombre de 7 millions. Ce sont les enfants au ventre vide que la cantine scolaire ne nourrit plus, des étudiants privés de petits boulots pour financer leurs studios. Ce sont encore des travailleurs dont les missions d'intérim ont cessé et ce sont en même temps des familles entières coincées chez elles avec des loyers à payer et des frais de nourriture et d'électricité qui augmentent. 

Les acteurs de la solidarité réclamaient une prise en charge de l'État

Pour autant, ces personnes n'étaient pas totalement abandonnées car elles conservaient leus aides sociales. Les salariés précaires bénéficient comme les autres du chômage partiel et pour les demandeurs d'emploi aussi, même s'ils arrivent en fin de droit, les indemnités chômage continuent à être versées le temps du confinement. Mais tout ces aides, quand on est à l'euro près, ça ne suffit pas. En temps de crise, il faut aller plus loin pour les plus précaires, afin d'aider à franchir le cap d'un mois sans fin. 

Juqu'à présent, ce coup de pouce en plus, ce dispositif exceptionnel de solidarité, l'État ne s'en était pas saisi. En effet, c'est d'abord localement que des aides ont été mises en place. Certains départements et communes, comme à Paris et Marseille, ont décidé de reverser aux familles les aides non utilisées des cantines fermées. Cela représente 50 à 250 euros par mois. En Meurthe-et-Moselle, le département livre même des repas aux collégiens précaires. 

Les associations ont elles aussi continué de soutenir au maximum les plus précaires. Les acteurs de la solidarité réclamaient une vraie prise en charge de l'État qui, semble-t-il, va enfin pouvoir se développer.

L'idée d'un revenu de base pourrait refaire surface

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Mais quand on parle d'une prime, il semblerait qu'il s'agisse d'un seul versement. Cette prime doit servir à parer au plus pressé, le temps du confinement. Cela rappelle un dispositif qui avait été mis en place en 2009 au moment de la précédente crise par Nicolas Sarkozy. Il s'agissait d'une prime de solidarité de 150 euros pour les familles précaires. Un "one shot" qui n'était pas une solution pérenne à l'époque et cela ne sera a priori pas une solution durable non plus cette fois-ci. 

Il est certain qu'avec des mots scandés comme celui de solidarité par le chef de l'État, l'idée d'un revenu de base pourrait refaire surface. Un revenu minimum de solidarité, un filet universel. 

Derrière ces totems, il y a autant de définitions que de courants politiques, mais puisque le Président a l'intention de revoir les bases d'un autre projet de société, la place accordée aux plus précaires devra aussi nécessairement être repensée. 

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