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Coronavirus : les marchés alimentaires confrontés aux refus des préfectures

Malgré l'appel du ministre de l'Agriculture Didier Guillaume à rouvrir les marchés en plein air, de nombreux producteurs doivent faire face aux refus catégoriques des préfectures, qui fragilisent leur activité.

Yves Calvi_ 3 Minutes pour Comprendre La rédaction de RTL iTunes RSS
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Coronavirus : les marchés alimentaires confrontés aux refus des préfectures Crédit Image : Christophe ARCHAMBAULT / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jacques Serais édité par Quentin Marchal

Le lundi 23 mars dernier, le Premier ministre Édouard Philippe annonçait la fermeture des marchés alimentaires sur l'ensemble du territoire, avec des dérogations possibles faîtes par les préfectures. Trois semaines plus tard, dimanche 12 avril, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume s'est dit favorable à l'ouverture de tous les marchés en plein air et de toutes les halles alimentaires. 

Si le ton a changé dans les rangs de l'exécutif, il n'en reste pas moins que peu de marchés ont rouvert en France. Les dérogations sont délivrées au compte-goutte et même si de nombreux maires se mobilisent pour répondre à la demande des producteurs et des consommateurs, les préfectures ne partagent pas cet enthousiasme

Monique Rubin, la présidente des marchés de France, souligne en effet que "contrairement aux préconisations du ministre de l'Agriculture, on se retrouve confronté au refus aberrant de certains préfets".

Une situation "incompréhensible"

Dans certaines communes, ce sujet est sensible comme c'est le cas à Flamanville, dans la Manche, où le maire a demandé une dérogation pour rouvrir son marché alimentaire le mercredi mais la préfecture a refusé au motif d'"une offre commerciale suffisante dans la commune". En dépit de ce courrier, il a autorisé trois commerçants à venir vendre leurs produits devant la mairie et les gendarmes, sur ordre de la préfecture, sont alors venus les déloger.

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En temps normal, 6.000 marchés alimentaires se tiennent chaque semaine partout en France et aucun d'eux n'a pu reprendre les mêmes droits qu'il avait avant la crise sanitaire. Actuellement, 3.200 d'entre eux parviennent à reprendre quelque peu leur activité mais pas un seul ne compte tous ses producteurs et commerçants habituels.

Pour la représentante des commerçants non-sédentaires, cette situation est "incompréhensible" et à ses yeux, "les règles sanitaires sur les marchés peuvent être tout aussi bien respectées que dans une grande surface". D'autant qu'avant cette crise du coronavirus, 30% des stocks de fruits et légumes frais s'écoulaient sur les marchés.

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