2 min de lecture Confinement

Coronavirus : échange tendu entre un joggeur et une aide soignante en réanimation

Pierre et Rachida se sont opposés sur la question du durcissement des mesures de confinement dans la capitale au micro de RTL.

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Coronavirus : échange tendu entre un joggeur et une aide soignante en réanimation Crédit Image : JOEL SAGET / AFP | Crédit Média : Pascal Praud | Durée : | Date : La page de l'émission
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud
Journaliste

Pierre voudrait continuer à courir pour se vider l'esprit et s'entretenir physiquement pendant le confinement. Mais cette passion exaspère Rachida qui travaille en réanimation. A Paris, il ne sera désormais plus possible de faire son jogging en pleine journée pendant le confinement. La mairie et le préfet de police ont annoncé l'interdiction de toute activité sportive individuelle dans la capitale entre 10h et 19h à partir du mercredi 8 avril.

La capitale est la première ville à durcir les mesures du confinement après l'appel du gouvernement lundi soir à ne pas relâcher les efforts pour lutter contre le coronavirus qui a fait près de 9.000 morts dans le pays. Les images de Parisiens courant ou se promenant en trop grand nombre dans les rues de la capitale, le week-end dernier, avaient alarmé les soignants alors que l'épidémie de Covid-19 ne faiblit pas. A tel point que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a demandé lundi soir aux préfets de durcir les règles de confinement s'ils l'estimaient nécessaire.

Un débat qui s'est matérialisé sur l'antenne de RTL ce mardi 7 avril. "C'est moi qui ai raison, je défends vos libertés publiques", a lancé Pierre dans l'émission Les Auditeurs ont la parole avant d'être interpellé par Rachida, une aide-soignante. "Y'a pas de libertés qui sont touchées enfin ! On demande aux gens de rester à la maison et de ne pas aller courir", répondait-elle. Pierre, lui, tentait de faire valoir l'importance de la "liberté d'aller et de venir" qui serait, selon lui, mise à mal par ces nouvelles règles plus strictes. 

"Mais vous dites n'importe quoi ! Moi, je suis en contact de patients Covid en réanimation. (...) J'espère pour vous que vous ne vous retrouverez pas en réanimation dans 15 jours ou 3 semaines, à aller courir, faire votre jogging. Peut-être que le personnel ne sera pas là, peut-être qu'il sera parti faire un jogging, hein, vous voyez ?", a conclu Rachida non sans amertume sur l'antenne de RTL. 

Un Paris masqué ?

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En attendant, Paris se prépare à la vie d'après et peut-être déjà au déconfinement qui n'est pour l'heure toujours pas officiellement envisagé. Interrogée sur l'éventualité de rendre le port du masque obligatoire pour les Parisiens, Anne Hidalgo a estimé qu'il fallait "aller dans ce sens là", et qu'elle l'avait toujours considéré "absolument indispensable". "Il faut que chacun puisse avoir une protection, et n'importe quel type de foulard et de masque est mieux que rien", a-t-elle insisté. 

La maire de Paris a annoncé la fabrication de "2 millions de masques réutilisables en tissus", qui seront offerts aux Parisiens. La possibilité d'installer des gels hydroalcooliques aux arrêts de bus ou à l'entrée des stations de métro est aussi en train d'être examinée, la maire sortante soulignant sa volonté "d'inscrire (ces installations) dans le mobilier urbain".

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