2 min de lecture Santé

Coronavirus : l'infirmière remerciée après être venue aider à Paris, finalement réembauchée

VU DANS LA PRESSE- Partie prêter main-forte à Paris pendant ses congés forcés, Mona Amraoui avait découvert que le CHU de Brest n'avait pas renouvelé son contrat. L'établissement a fini par la réembaucher, évoquant un "imbroglio administratif".

Une infirmière à l'hôpital d'Argenteuil, dans la banlieue parisienne (photo d'illustration).
Une infirmière à l'hôpital d'Argenteuil, dans la banlieue parisienne (photo d'illustration). Crédit : Fred Dufour - AFP
Bastien Hauguel Journaliste

Elle s'était sentie "trahie" et trouvait la situation "injuste". Le 26 mars dernier, Mona Amraoui n'a pas eu droit au renouvellement, pourtant promis, de son contrat au CHU de Brest, dans le Finistère. Pendant ses congés "forcés", l'infirmière était partie apporter son aide dans les hôpitaux parisiens, saturés par l'afflux des malades du Covid-19. Un acte de solidarité alors considéré par sa hiérarchie comme "un abandon de poste"

Vendredi 3 avril, la direction de l'hôpital de Brest est finalement revenue sur sa décision. Comme le rapporte France 3 Bretagne, le contrat de la jeune femme a été renouvelé, le CHU évoquant notamment "un imbroglio administratif". Cet imbroglio "s’est traduit par des ordres et contre-ordres", affirme la direction, qui regrette "très vivement" et a présenté ses excuses à l'intéressée. "Mon contrat devait être renouvelé le 17 mars. Finalement, c'est lundi 6 avril que débute mon prochain contrat pour une durée de trois mois", raconte l'infirmière. 

"Une victoire personnelle, mais aussi collective"

Mona Amraoui affirme par ailleurs que cette "victoire personnelle" est également une victoire "collective". "Mon combat a aussi servi à tous les employés du CHU puisque la direction va clarifier la situation concernant les 'congés imposés' ou 'astreinte'", note-elle, à nos confrères de France 3. La direction du CHU de Brest a, en effet, requalifié les repos forcés du personnel médical en "autorisations spéciales d'absence", aux cours desquelles les employés sont toujours rémunérés sans être mobilisables, et sans que cela n'ait d'incidence sur leurs droits à congés et repos, souligne la chaîne de télévision. 

Pour Thomas Bouhis de la CGT, lui-aussi interrogé par France 3, "c'est un compromis tout à fait logique dans cette période". "Cette décision est légitime puisque les personnels hospitaliers, qui sont en première ligne de la lutte contre l'épidémie et prennent des risques pour leur propre santé, reste à disposition de l'employeur et en position d'être rappelés à tout moment, même quand il ne sont pas en travail effectif", déclare-t-il. "Dommage qu'il ait fallu tant de bruit, pour en arriver là", complète Mona.

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