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Climat : "sans équilibre écologique", pas de démocratie, selon Natacha Polony

ÉDITO - Réagissant à la vague de chaleur qui traverse la France, Natacha Polony appelle à repenser et donner de l'importance aux politiques écologiques.

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Climat : "sans équilibre écologique", pas de démocratie, selon Natacha Polony Crédit Image : Thomas SAMSON / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Natacha Polony édité par Victor Goury-Laffont

Alors que la France vit, ce lundi 14 septembre, une vague de chaleur, la météo est-elle devenue le sujet le plus important ? Les records s’accumulent depuis déjà quelques années, et les conséquences peuvent difficilement passer inaperçues. 

45,9 degrés l’an dernier dans l’Hérault, 42,6 cette année dans le Gard. Soyons clairs : au dessus de 45 degré, la végétation meurt. La Provence, qui était par excellence le berceau de la rose, voit disparaître ses roseraies. 

Nos forêts sont aussi en train de crever. Il y a quelques années, quand les premiers incendies géants ont frappé la Californie, puis le Portugal et la Grèce, on s’en fichait totalement, mais ça se rapproche de la France. Les sols sont secs, et les arbres peuvent s’embraser à la moindre étincelle.

Ajoutons que certaines régions vivent un tel déficit d’eau qu’on va voir des villes moyennes mettre en place des restrictions. Pas dans des décennies, mais d’ici quelques années. Le Limousin, par exemple, ne possède quasiment aucune nappe phréatique, et a donc peu de réserves.

L'eau, un enjeu majeur

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Il serait peut-être temps de considérer que l’eau est un enjeu collectif majeur, et que les questions d’environnement ne relèvent pas d’un ministère mais surplombent l’ensemble de nos choix, comme les questions d’indépendance nationale. Parce que sans équilibre écologique, comme sans indépendance, notamment industrielle, il n’y a pas de véritable démocratie.

Mais quand les maires écolos nouvellement élus n’ont pas d’autre urgence que de supprimer le sapin de Noël ou le Tour de France, c’est-à-dire deux éléments de la culture populaire, on se dit que le message n’est pas prêt de passer.

Pourtant, il y a beaucoup à faire. Dans Marianne, nous avons publié cet été une passionnante série sur l’eau, sous la plume du journaliste Frédéric Denhez. Il montrait qu’en ville et à la campagne, il y a de plus en plus de solutions pour utiliser les capacités de stockage des sols, pour penser une autre agriculture

Réduire la consommation

Il y a des habitudes de production et de consommation. Trop de viande, donc trop de culture de maïs, gourmande en eau. Consommer moins mais mieux, ça doit être l’objectif essentiel. Mais ça ne peut marcher que si notre agriculture n’est pas en concurrence, dans les grandes surfaces, avec celle de pays qui ne respectent pas ces règles.

Il y a aussi un travail sur le logement. Réhabiliter des logements anciens, mieux adaptés, plutôt que de construire du pavillon en plein cagnard, sans arbres, avec une climatisation pour supporter la chaleur. Mais ça nécessite des emplois là où se situent ces logements, donc de l’aménagement du territoire, des infrastructures...

Il faut bien comprendre que tous ces problèmes sont liés, et qu’il faut les penser conjointement. C’est une politique globale, pas des petites touches. Et il y a urgence, parce que le changement est beaucoup plus rapide qu’on ne pensait.

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