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Déconfinement : les entreprises sont-elles prêtes à repartir le 11 mai ?

Alors que de nombreuses entreprises vont reprendre du service le lundi 11 mai, la baisse de productivité liée aux conditions de la crise sanitaire fait craindre une crise sociale.

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Déconfinement : les entreprises sont-elles prêtes à repartir le 11 mai ? Crédit Image : BernardaSv | Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You édité par Quentin Marchal

C'est une date qui est attendue par de nombreuses entreprises françaises. Le lundi 11 mai le travail reprend, mais sont-elles prêtes à repartir ? La question se pose alors que le risque "d’écroulement économique", évoqué par le Premier Ministre Édouard Philippe lors de son discours à l'Assemblée ce mardi 28 avril, est dans toutes les têtes. La fin du confinement, c’est potentiellement le risque de la deuxième vague, qui ne sera pas virale mais sociale.

Assurément, les chefs d’entreprise veulent recommencer à travailler, tout comme les salariés mais le risque est de devoir travailler à perte. Car on entre dans une économie tout à fait nouvelle avec un monde du travail et une production qui vont être durablement en mode dégradé. Les objectifs d’hier, à savoir la rentabilité, la réduction des coûts et les bonus et dividendes sont chamboulés quand l’entreprise est condamnée à tourner à 80% de ses capacités pendant des mois.

Il est certain qu'on va perdre en productivité car le télétravail à distance ralentit le lancement de certains projets tout comme la désinfection des postes de travail, le fait de devoir s’habiller avec des surblouses, des charlottes, des gants et des masques

L’industrie tourne actuellement à 55% et on montera peut-être, au mieux, à 80% d’ici la fin de l’année. Au delà, dans les conditions actuelles, ce sera compliqué, même pour les industriels qui ont des carnets de commande pleins.

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Cela signifie qu'il y a un risque de voir les prix augmenter. Le bâtiment estime qu’il va devoir augmenter ses tarifs entre 10% dans le neuf et 20% dans la rénovation, la restauration tient le même discours et propose une baisse de la TVA à 5,5% pour sauvegarder le pouvoir d’achat des Français. Le son de cloche est le même chez les coiffeurs qui devront tout désinfecter entre deux clients et qui vont perdre du temps.

On en arrive donc au paradoxe où l’économie française et les entreprises ont le choix entre l’inflation qui tuerait le moindre embryon de reprise, l’économie administrée ou les licenciements. L'État va déjà injecter de 24 à 30 milliards d'euros pour prendre à sa charge le chômage partiel mais cela ne pourra pas durer indéfiniment. Dès le mois de juin, la prise en charge à 100% sera revue a d'ailleurs précisé Édouard Philippe lors de son discours.

Dans un pays où 92% des entreprises sont des PME de moins de 20 salariés, on risque donc de vivre un été meurtrier et une kyrielle de licenciements par petits bouts. Il reste également l’économie administrée avec un plan de relance massif et des primes pour acheter des voitures, des chèques loisirs ou vacances, des allègements de charges comme le demandent des chefs d’entreprises pour l’après-confinement. Pour rassurer les salariés/consommateurs, il va falloir aussi rassurer les chefs d’entreprises face à une crise totalement inédite où la consommation sera primordiale pour relancer l'économie.

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