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Coronavirus : malgré le confinement, certains secteurs recrutent

Dans les domaines du médical, du transport ou de l’agroalimentaire, la demande est forte, en cette crise sanitaire.

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Coronavirus : malgré le confinement, certains secteurs recrutent Crédit Image : PHILIPPE HUGUEN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You édité par Maxime Magnier

Les chiffres du chômage au premier trimestre en France seront publiés ce lundi 27 avril à midi. Le pays est frappé de plein fouet par le coronavirus mais certains secteurs recrutent tout de même. C’est l’instant du triple "R" : recul global, on va y revenir ; mais aussi le "R" de relais et le "R" de rebond

Si on observe les secteurs qui sont en train de recruter, vous avez les professions médicales, le transport et l’agroalimentaire où il y a une forte demande, bien sûr, mais où on doit aussi prendre le relais de ceux qui sont sur le pont depuis bientôt sept semaines.

Côté médical, on voit par exemple de plus en plus de recherche de postes de psychologues. C’est le signe qu’il faut maintenant soutenir ceux qui se battent contre la maladie, aussi bien du côté des soignants que des malades. C’est le signe, aussi, que le confinement, et peut-être le déconfinement, commence à avoir des conséquences sur le moral des gens. 

Et puis, vous avez des secteurs qui recrutent à nouveau : l’informatique, bien entendu, qui est actuellement sous tension avec le télétravail ; mais aussi le bâtiment, qui était à l’arrêt durant les premières semaines du confinement ; ou encore l’emploi des cadres. Ce qui nous indique qu’on est plutôt en train d’amorcer le rebond de l’après-confinement

Un équilibre entre les CDD et les CDI

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Pôle Emploi a mis en place une plateforme baptisée mobilisationemploi.gouv.fr. Elle rassemble toutes les offres dans les secteurs essentiels à la gestion de la crise du coronavirus (santé, agroalimentaire, transports, logistique, aide à domicile, informatique…) Il y a plus de 13.000 offres d’emploi disponibles en ce moment. Et sur la première quinzaine d’avril, on a enregistré 3.500 embauches sur 5.000 offres. Donc c’est dynamique. Et parmi ces offres, Pôle emploi assure qu’il y a globalement un équilibre entre les CDD et les CDI.

Les chiffres du chômage au premier trimestre vont être très compliqués à analyser, car ils ne vont pas refléter la réalité actuelle. Ils vont plutôt refléter la bonne dynamique du marché de l’emploi aux mois de janvier et février ; et très peu le confinement, qui est arrivé sur la dernière quinzaine de mars. 

Ce qu’on sait déjà, c’est qu’il y a eu un coup d’arrêt, bien évidemment : l’organisme statistique du ministère du Travail a constaté une augmentation de 31% du nombre d’inscriptions au chômage lors de la première quinzaine du confinement. On est visiblement en train de stabiliser le nombre d’inscriptions au chômage depuis quelques jours.

Un fort rebond attendu en septembre

On a vu également que les propositions de postes pour les cadres avaient chuté de 40%, selon l’APEC, qui représente les cadres. Par ailleurs, les économistes de l’OFCE estimaient il y a quelques jours que les huit semaines de confinement allaient provoquer 460.000 chômeurs supplémentaires entre les faillites d’entreprises, les CDD non renouvelés ou les périodes d’essai stoppées. En 2009, quand on avait subi la crise des subprimes, on avait perdu 255.000 emplois sur toute l’année.

Dès lors, le gouvernement s’attend à ce que le chômage s’envole cette année. L’OFCE estime que la politique de prise en charge du chômage partiel et les mesures de soutien du gouvernement vont coûter 120 milliards, c’est à peu près le calcul du gouvernement. Donc, l’État pourrait amortir l’ensemble de cette crise en payant. Mais attention : une croissance en chute de 8% sur l’année, comme annoncée, c’est déjà énorme et inédit, mais dans la mesure où on est actuellement plutôt à -20 ou -30%, ça signifie qu’on va rebondir très fortement en septembre. Ça, c’est très optimiste et ça va dépendre de la confiance des Français dans le système et de leur envie de consommer.

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