1 min de lecture Santé

VIDÉO - Comment réduire les délais d’attente chez l’ophtalmo ?

SANTÉ - Il faut attendre 87 jours en moyenne pour avoir un rendez-vous chez l'ophtalmologiste. Un délai interminable, que la Cour des comptes voudrait limiter en autorisant les opticiens et orthoptistes à rédiger la première prescription de lunettes.

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Trois mois d'attente en moyenne pour consulter un ophtalmologiste Crédit Image : AFP / Archives, MEHDI FEDOUACH | Crédit Média : M6 | Date :
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M6 La rédaction

Trois mois, c’est en moyenne ce que vous devrez attendre si vous prenez aujourd’hui un rendez-vous chez un ophtalmo. Pourquoi le délai est-il si long ? Parce qu’il n’y a que 6.000 ophtalmologistes en France, soit moins de 9 professionnels (8,8 exactement) pour 100.000 habitants. Qui plus est, les disparités territoriales sont grandes. 

Qu'ils vivent en Haute-Saône (deux ophtalmos pour 100.000 habitants), ou à Paris (21 pour 100.000), tous les Français n’ont pas le même accès aux oculistes. Par conséquent, les délais d’attente ne sont pas les mêmes partout : comptez 47 jours en Île-de-France contre 168 dans le Finistère.
 
Et la situation ne fait qu’empirer. Pour 250 départs à la retraite chaque année, le numerus clausus ne permet que 150 nouveaux ophtalmologistes dans le même temps, alors même qu'il s'agit de l'une des spécialités les plus demandées en faculté de médecine. Un problème identifié par la Cour des comptes qui pointe du doigt, dans un rapport publié jeudi, “la principale difficulté d'accès : la rareté croissante de l'offre de soins ophtalmologiques".

Élargir les compétences

Pour limiter cette attente, les sages suggèrent donc un élargissement des compétences à d’autres professionnels de la vue. Parmi eux, il y a les orthoptistes, plus de 3.500 en France, qui s'occupent notamment de la rééducation des yeux, ainsi que les opticiens, environ 30.000 à l'échelle nationale, qui fabriquent les lunettes. 
 
La Cour des comptes propose ainsi que ces deux professions puissent prescrire les premières lunettes, après une formation de niveau Master. Une telle mesure permettrait en effet de répartir les usagers et de diviser la file d'attente par trois, même si cette mesure ne serait pas efficace avant 2025 ou 2030, selon le syndicat national des ophtalmologistes. 

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