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Vaccination : tous les publics prioritaires n'ont pas reçu leur première dose

DÉCRYPTAGE - Les chiffres de l'Assurance maladie montrent que seul un obèse sur deux a reçu sa première injection. Des disparités existent aussi entre départements.

Une femme se fait vacciner au Parc des expositions de Bordeaux, le 8 avril 2021.
Une femme se fait vacciner au Parc des expositions de Bordeaux, le 8 avril 2021.
Crédit : PHILIPPE LOPEZ / AFP
Vaccination : tous les publics prioritaires n'ont pas reçu leur première dose
02:16
Sophie Aurenche

Tous les adultes peuvent désormais se faire vacciner. Mais toutes les personnes à risques n’ont pas encore reçu leur première injection, alors qu’elles étaient prioritaires. Par exemple, seul un obèse sur deux, suivi à l’hôpital, a reçu sa première injection. On compte également 66% des diabétiques, 70% des malades du cancer, alors qu’ils sont immunodéprimés, et 70% des personnes avec de l'hypertension.

On observe des carences aussi pour ceux qui souffrent de troubles psychiatriques : un tiers seulement est vacciné. 9.200 personnes trisomiques, pourtant très à risque, ne le sont toujours pas selon les chiffres de l’Assurance maladie mis à jour toutes les semaines. Il y a donc encore des millions de personnes qui doivent prendre rendez-vous.

Disposer de données aussi fines permet de connaître l’ampleur des faiblesses de la campagne de vaccination. Pour les autorités sanitaires, il s'agit d’adapter la communication en fonction des publics visés pour développer un argumentaire spécifique. Un gros travail avec les associations de patients est en cours. La CNAM (Caisse nationale de l'Assurance Maladie) va aussi envoyer très bientôt aux médecins la liste de leurs patients non-vaccinés pour qu’ils les contactent et leur proposent un rendez-vous. Chaque dose est utile pour protéger les personnes individuellement et atteindre l’immunité collective.

Des disparités en fonction des départements

L'Assurance maladie fournit pour la première fois des données par lieu de résidence. Se fait-on vacciner près de chez soi ? Ou alors là où il y a de la place, mais en prenant des créneaux aux habitants du département ? Sans surprise, il y a un gros écart en Seine-Saint-Denis. Le nombre de personnes vaccinées dans le département est supérieur de 20% au nombre de personnes qui y habitent.

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On peut le tempérer en disant que le Stade de France a attiré des habitants de toute la région parisienne, et que la Seine Saint Denis a aussi connu une grosse troisième vague en mars-avril. Les anciens malades doivent dont attendre cet été avant de se faire vacciner. Mais tout de même, l’Agence régionale de santé et la Caisse primaire d'Assurance maladie sont mobilisées : 120.000 doses supplémentaires seront envoyées la semaine prochaine, on compte 30 centres de vaccination pour 40 communes, de la vaccination sans rendez-vous au pied des tours... Mais pour le moment, cela ne suffit pas.

Dans le Nord en revanche, on n’a quasiment pas vacciné des personnes venues d’ailleurs. On observe un point d’écart seulement entre le lieu de résidence et le lieu de vaccination.

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