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Vaccin anti-Covid : "Il n’y a pas les doses", alerte Pelloux, Véran lui répond

RÉACTION - Le président de l'Association des médecins urgentistes de France a poussé un coup de gueule, lundi 18 janvier. Le ministre de la Santé n'a pas tardé à réagir.

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Vaccin anti-Covid : "Il n'y a pas les doses", alerte Pelloux, Véran lui répond Crédit Image : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP | Crédit Média : Éric Vagnier | Durée : | Date : La page de l'émission
Eric Vagnier
Éric Vagnier édité par Emmanuelle Brisson

L’opinion s’est retournée : les Françaises et les Français sont désormais largement favorables à la vaccination contre le coronavirus. Or, Pfizer réduit cette semaine sa production, et les soignants se plaignent du manque de doses. L’urgentiste Patrick Pelloux s'est ainsi énervé, lundi 18 janvier au centre de vaccination de l'Hôtel Dieu à Paris.

"Il y a un gros problème sur les approvisionnements en vaccin, s'inquiète l'homme de 57 ans. Là, ce n'est pas possible. On a dit aux personnes de plus de 75 ans qu’ils pouvaient se faire vacciner dès ce matin, et en fait il n’y a pas les doses. Il n'y a pas les doses. Je n’accuse personne, je dis juste qu’il faut arrêter de mentir aux gens et de leur dire qu’ils peuvent se faire vacciner, en fait c’est extrêmement compliqué. Ça ne va pas du tout. Il y a vraiment le feu au lac". 

Celui qui est également connu pour avoir travaillé au journal Charlie Hebdo pointe un autre problème : "depuis ce matin je remplis des questionnaires qui sont kafkaïens pour vacciner les gens. Je vaccine à peu près en 30 secondes - ça fait à peu près trois heures que je vaccine, il n'y a eu aucun malaise ni rien - et je mets, sans mentir, à peu près quatre minutes à remplir un questionnaire, je ne sais pas qui le lira".

Nous sommes en flux tendu. C’est notre stratégie

Olivier Véran
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Pour sa part en déplacement au CHU de Grenoble, le ministre de la Santé Olivier Véran en a profité pour répondre aux critiques. "Vous avez deux choix. Ou vous dites : j’attends d’avoir cinq millions de doses pour commencer à vacciner cinq millions de Français âgés de 75 ans et plus, et donc vous stockez dans des frigos des doses. Je ne suis pas sûr que ce soit très bien compris et perçu". 

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"Ou vous dites : on va fonctionner ce qu'on appelle en flux tendu : c'est à dire qu'à chaque fois que des doses arrivent, on les met immédiatement à disposition, on ouvre des créneaux de rendez-vous pour les Français. À chaque fois. Et donc, chaque semaine, à chaque fois que des doses seront livrées, des doses correspondront à des créneaux de rendez-vous, qui seront donnés dans les 800 centres du pays et qui permettront de vacciner d’avantage de Français." 

"Nous sommes en flux tendu, martèle le ministre. C’est notre stratégie. C’est la stratégie de l’Allemagne, de l’Italie, de l’Espagne, de l’Angleterre, de tous les pays en réalité qui vaccinent. On ne fait pas de stocks cachés. Au contraire, dès qu’on a des vaccins, on les déploie et on protège les Français. Donc, à mesure que les vaccins seront livrées les personnes seront protégées". La ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runnacher promet de son côté que le retard de livraison de vaccins Pfizer sera rattrapé à la fin du premier trimestre.

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