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Michel Cymes : pourquoi la Covid-19 pourrait devenir un simple rhume à l'avenir

Michel Cymes s'intéresse à l’avenir du coronavirus responsable de la Covid-19. Tout indique qu’on ne va pas s’en débarrasser facilement. Mais tout laisse aussi à penser qu’il sera moins virulent à l’avenir.

Un vaccin administré contre le coronavirus (illustration).
Un vaccin administré contre le coronavirus (illustration).
Crédit : YOSHIKAZU TSUNO / POOL / AFP
Cymes : pourquoi le Covid-19 pourrait devenir un simple rhume
02:43
Ça va Beaucoup Mieux du 16 juin 2021
02:44
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Michel Cymes
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Nous sommes là à la confluence de plusieurs histoires : l’histoire des pandémies, l’histoire de la recherche, l’histoire de la vaccinologie, et j’en oublie sans doute. Mais ce qui est sûr, c’est que toutes ces histoires nous ont appris qu’en matière de santé, même s’il est toujours difficile de jouer les prédicateurs, on peut s’inspirer de ce que l’on sait, de ce qui est vérifiable, pour échafauder des scénarios d’avenir. 

Et, parmi ces scénarios, il est en un qui émerge du maquis de l’imprévisible. On le doit à une équipe de chercheurs de l’université américaine d’Atlanta.

Cette équipe nous enseigne que si nous n’allons pas nous débarrasser du coronavirus responsable du Covid du jour au lendemain, la maladie dont il est responsable s’apparentera, à l’avenir, à un simple rhume

Des infections plus bénignes avec l'immunité de groupe

D’abord, on sait que le coronavirus qui nous préoccupe est semblable à d’autres coronavirus responsables des rhumes. Ils affectent peu les enfants, y compris ceux qui n’ont pas d’immunité préalable. Et les adultes, quand ils sont réinfectés, développent une forme moins grave de la maladie.

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Ensuite, il faut bien comprendre que tout repose sur notre immunité de groupe. Dès lors que le taux de vaccination augmente ou que la proportion de personnes infectées grandit, cette immunité progresse. Conséquence : notre système immunitaire s’en trouve fortifié et les infections sont de plus en plus bénignes, au point de s’apparenter, donc, selon nos chercheurs, à un simple rhume.

Donc, le virus continuerait de circuler mais serait confronté à des immunités qui en limiteraient les dégâts. On pourra se transmettre le virus mais les cas graves de Covid se raréfieront.

La grippe, héritage de la grippe espagnole

Pour bien comprendre les choses, je vais me référer à la fameuse grippe espagnole qui date d’un siècle et avait touché un tiers de la population mondiale et tué entre 3 et 5% de l’humanité.

Cette grippe s’est arrêtée en tant que pandémie mais il ne faut pas oublier qu’elle nous a laissé un héritage sous la forme d’un virus endémique aujourd’hui encore responsable d’épidémie saisonnières ! 

Ce qui fait que, de nos jours, bien des virus que l’on voit passer, soit en endémie, soit en épidémie saisonnière, sont des descendants du virus responsable de la grippe espagnole. 

C’est le même virus ! Certes, il mute. Certes, il évolue. Mais il s’agit bien du même virus. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’une pandémie meurtrière peut s’arrêter mais le virus, lui, perdurer, ce qui risque de se passer avec le virus actuel, une fois qu’il aura achevé son cycle. 

C’est l’OMS qui le dit. Le virus est avec nous pour toujours. Simplement, il sera beaucoup moins costaud, notamment grâce à la vaccination

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