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Michel Cymes : faut-il craindre de nouvelles pandémies à l'avenir ?

Le monde a connu quatre pandémies lors de la dernière décennie. De futurs virus émergents semblent inévitables. Mais la recherche scientifique devrait nous sauver.

Un homme se fait tester au coronavirus à Hanoï au Vietnam le 22 mai 2021.
Un homme se fait tester au coronavirus à Hanoï au Vietnam le 22 mai 2021.
Crédit : NHAC NGUYEN / AFP
Après la Covid-19, faut-il craindre de nouvelles pandémies à l'avenir ?
02:55
Michel Cymes

Nous en sommes à plus de 3,7 millions de morts dans le monde. Et si les États-Unis sont le pays le plus endeuillé, la France, avec quelque 110.000 décès, figure parmi les pays les plus durement touchés, en tout cas si on évalue les choses au prorata de sa population.

Il reste à espérer que le cycle du virus s’achevant et la vaccination aidant, la situation redevienne comme avant parce que, pour le coup, on peut le dire, c’était mieux avant. Avant le virus.

Mais il ne faut pas se leurrer. Même si le coronavirus responsable du Covid nous lâche un jour les baskets, il y a aura d’autres pandémies. Bien des spécialistes s’accordent sur ce point.

Ils se basent sur l’observation de ce qui se passe depuis quelques décennies. Depuis le milieu du XXe siècle, les chercheurs ont mesuré que chaque décennie avait vu émerger plus de nouveaux virus que la décennie précédente. 

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Autre indice, en 11 ans, nous avons connu quatre pandémies. Le Covid-19 vient en effet après le H1N1, le Chikungunya et le Zica. Quatre pandémies en 11 ans ! Nous n’avions jamais vu ça. Et je ne parle pas des problèmes plus localisés comme Ebola qui revient régulièrement à la Une de l’actualité.

Les virus émergents nous trouvent plus facilement

D’où vient cette augmentation de virus émergents ? L’explication avancée, c’est l’extinction des espèces. Vous le savez, les virus vivent sur les espèces animales. Et dès lors que le nombre de ces espèces a tendance à diminuer, les virus se mettent en quête d’autres espèces. 

Et il en est une, d’espèce, qui compte quelque 7 milliards et demi d’individus. Et cette espèce, c’est l’espèce humaine !  C’est pour cela que les virus nous trouvent de plus en plus facilement et, j’ajouterai, nous trouveront de plus en plus facilement.

Pour deux raisons. D’abord, notre proximité avec les animaux. Elle a toujours existé mais elle ne cesse d’augmenter, en tout cas dans certaines régions du monde. Ensuite, la population. Elle aussi augmente. En 2030, on sera 1 milliard de plus qu’aujourd’hui. En 2040, on aura dépassé la barre des 9 milliards de Terriens qui ont, en plus, la bougeotte. Ça fait autant de cibles supplémentaires pour les virus.

La recherche, principal motif d'espoir

Et pourtant, il reste des raisons de se réjouir et de croire en l’Homme et en son avenir. C’est la science qui nous sauvera. Qui aurait pu imaginer, il y a ne serait-ce que quelques années, que face à une pandémie comme celle que nous vivons, la recherche arriverait à nous offrir des vaccins efficaces en moins d’un an ?

Bien sûr, le fait que les scientifiques travaillent depuis des années sur l’ARN messager a permis l’accélérer les choses. Mais quand même. En quelques semaines, on connaissait le génome du virus. Et un an plus tard, on vaccine. Ce qu’a réalisé la communauté scientifique, il faut en prendre la mesure : c’est une prouesse ! Elle mérite notre respect, et qu’un immense hommage lui soit rendu. 

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