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Covid-19 : à Bordeaux, un service de réanimation sous tension

REPORTAGE - La réouverture de l'ensemble des services à l'hôpital Saint-André de Bordeaux se heurte à la deuxième vague du nouveau coronavirus, faisant craindre un manque de personnel en cas d'aggravation de l'épidémie.

Un patient en service de réanimation, pendant la crise sanitaire (illustration)
Un patient en service de réanimation, pendant la crise sanitaire (illustration)
Crédit : PATRICK HERTZOG / AFP
Covid-19 : à Bordeaux, un service de réanimation sous tension
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Covid-19 : à Bordeaux, un service de réanimation sous tension
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Philippe De Maria
Journaliste

Dans les services de réanimation, la donne a changé depuis le début de la crise sanitaire. C'est notamment le cas à Bordeaux, dans l'hôpital du centre-ville, le CHU Saint-André. 

On rentre dans ce service, dirigé par le docteur Olivier Guisset, en blouse, masqué et charlotte sur la tête. Ses huit lits sont tous occupés, dont cinq par des patients infectés par le coronavirus. 

Comme l'explique le docteur Fabrice Camou, la situation est tendue : "Cette nuit, j'ai réussi à faire une place en surveillance continue, mais j'avais trois ou quatre candidats. Deux sont restés dans d'autres services, un aux urgences, et un n'a pas été transféré dans notre hôpital.

En mars dernier, l'intubation sous sédation était la règle. Désormais, les soignants mettent en place une oxygénothérapie : de l'oxygène sous haute dose par les canules nasales. "Le patient qui est rentré cette nuit souffre d'une forme particulièrement sévère de la Covid-19, avec une embolie pulmonaire. Avec l'oxygénothérapie à haut début, il soutient d'être conscient et n'est pas en anesthésie générale", explique Fabrice Camou. 

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"Sans ce dispositif, ce monsieur devrait être intubé et placé sous assistance respiratoire complète". Mais en l'état, le patient peut se réveiller, se nourrir et interagir avec l'équipe de soignants et ses proches. "Il y a quelques jours ça n'allait, mais actuellement, je me porte bien", affirme-t-il, "les soignants sont impeccables, il me facilite tout". 

Un manque de personnel redouté

L'hôpital a repris une activité globale normale : les opérations retardées au printemps arrivent dans les blocs, et potentiellement dans les services de réanimation, se heurtant à la deuxième vague de Covid-19. 

"Pendant le confinement, les autres services étaient arrêtés et avaient déprogrammés massivement. Ce n'est plus du tout le cas", s'inquiète le docteur Camou, "les patients cancéreux reçoivent leur chimiothérapie, les malades de médecine leurs traitements ... il faut les accueillir aussi, ce qui crée une activité non-Covid qui est très significative en plus de l'activité liée au coronavirus".

Les équipes d'autres services, qui étaient venues en aide en mars, sont maintenant retournées dans leurs services, faisant craindre un manque de personnel en cas de flux encore plus important de personnes contaminées.

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