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Coronavirus : selon les cas, la seconde injection du vaccin Pfizer pourra être décalée

D'après le comité de l'OMS, la deuxième injection du vaccin développé par Pfizer et BioNTech pourra intervenir au-delà du délai préconisé, dans certains cas.

Les vaccins du laboratoire américain Pfizer
Les vaccins du laboratoire américain Pfizer
Crédit : JUSTIN TALLIS / AFP
Pierre Griner & AFP

Lors d'une conférence de presse, ce mardi 5 janvier, le Groupe stratégique consultatif d'experts (SAGE) sur la vaccination, groupe consultatif de l'OMS, a annoncé par l'intermédiaire de son président, Alejandro Cravioto, que la deuxième injection du vaccin Pfizer/BioNTech contre la Covid-19 pouvait être exceptionnellement retardée de quelques semaines.

Retarder la deuxième injection permettra ainsi "de maximiser le nombre de personnes bénéficiant d'une première dose", a expliqué Alejandro Cravioto. Au cours de cette même conférence de presse, Kate O'Brien, directrice du département immunisation et vaccins à l'OMS, a averti que le délai ne pouvait pas excéder six semaines.

Les "circonstances exceptionnelles" évoquées par le groupe d'experts de l'OMS se traduisent par des "contextes épidémiologiques" particulièrement problématiques, ainsi que des "contraintes d'approvisionnement". Pour ce vaccin, qui est actuellement le seul autorisé dans l'Union européenne, l'agence internationale recommande l'administration de deux doses, espacées de "21 à 28 jours".

BioNTech émet des réserves

De son côté, l'Allemand BioNTech, artisan de ce vaccin aux côtés du laboratoire américain Pfizer, a émis le même jour des réserves quant au non-respect de l'intervalle entre les deux injections. "L'efficacité et la sécurité du vaccin n'ont pas été évaluées pour d'autres calendriers de dosage" a notamment déclaré l'entreprise basée à Mayence.

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Si la France a pour l'instant prévu de respecter le calendrier recommandé, le Royaume-Uni, par exemple, consent à laisser jusqu'à 12 semaines s'écouler entre les deux doses. Le Danemark a quant à lui annoncé lundi 4 janvier autoriser un délai de six semaines.

Ces déclarations de l'OMS interviennent quelques jours après celles du directeur général de BioNTech, qui n'a pas caché ses craintes de ruptures d'approvisionnement à court terme. En cause : étant le premier vaccin autorisé à la fois aux États-Unis et dans l'Union européenne, le laboratoire allemand a enregistré de très nombreuses commandes, tout en ayant à sa disposition des moyens de production limités.

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