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Coronavirus : que sait-on vraiment des vaccins chinois étudiés par l'Europe ?

Mardi 3 février, l’Union européenne, par la voix de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a ouvert la porte à l’étude des vaccins chinois.

Illustration d'une rue de Shijiazhuang, en Chine
Illustration d'une rue de Shijiazhuang, en Chine
Crédit : GREG BAKER / AFP
Coronavirus : que sait-on vraiment des vaccins chinois étudiés par l'Europe ?
03:16
Coronavirus : que sait-on vraiment des vaccins chinois étudiés par l'Europe ?
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Jean-Mathieu Pernin
Journaliste

Pour beaucoup d’observateurs, les futurs vaccins chinois pourraient avoir du mal à s’imposer en Europe. Viktor Orban est un homme qui a sa propre logique et qui n’a pas hésité à signer pour 5 millions de doses du vaccin Sinopharm fabriqué par Pékin. Il explique alors que "les Chinois ont connu le virus le plus longtemps, voilà pourquoi je recevrai un vaccin chinois". 

Sur ce coup, la Hongrie fait cavalier seul. Aucun laboratoire de production d’arme vaccinale anti-covid chinoise n’a fait l’objet d'une demande d'autorisation de mise sur le marché auprès de l'Agence européenne du médicament, comme l’a confirmé le bureau de presse de la Commission européenne.

C’est la condition sine qua non pour espérer distribuer un vaccin dans l'ensemble des pays de l'Union européenne. Donc contrairement à ce qu’affirment certains messages sur les réseaux sociaux, l’Union européenne n’interdit pas les vaccins chinois. Elle attend de regarder cela de près et des preuves de leur efficacité, qui pour l’instant est assez changeante.

Une efficacité à géométrie variable

Pour l’instant, il n'y a pas d'études précises concernant leur efficacité, c’est encore opaque. Sinopharm, qui est un vaccin classique a été testé dans plusieurs pays auprès de 60.000 personnes. Fin décembre, Sinopharm a annoncé, au vu des résultats des phases III, une efficacité de 79,34%. Les Émirats arabes unis qui ont testé le même vaccin sont arrivés à un taux d’efficacité du vaccin à 86%. Étonnante différence.

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Même chose avec l’autre vaccin chinois Coronavac. Vendu à l’étranger et utilisé en Chine, les résultats des essais cliniques le concernant sont toutefois à géométrie variable, et souvent incomplets. La Turquie a ainsi affirmé que le Coronavac était efficace à 91,25 %, l'Indonésie de 65,3% et le Brésil de 50,38%. Si les organismes européens n’ont pas davantage accès aux données, cela va être difficile pour les injections chinoises en Europe.

La Chine veut-elle diffuser ses vaccins en Europe ?

C’est la question. Avec quel laboratoire européen travailler ? La réputation de la Chine est entamée. Ensuite, la Chine vise les pays du Sud, moins argentés car les vaccins sont une arme politique.

Après avoir été accusée d’avoir provoqué une pandémie, la Chine sauve le monde avec des vaccins à moitié prixmoins cher que l’américain Pfizer. C’est un discours qui marche et qui pourrait changer les cartes diplomatiques à l’avenir… Comme un parfum de guerre froide, les injections de vaccins vont nous transformer en James Bond, c’est chic.

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