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Coronavirus : pourquoi le nom du variant ne sera plus communiqué aux patients infectés

À partir du 31 mai, le nom du variant ne sera plus communiqué aux patients touchés par la Covid. Une demande des scientifiques qui étudient le virus, est-ce utile ?

Un jeune homme se pliant au test Covid (illustration)
Un jeune homme se pliant au test Covid (illustration)
Crédit : Damien MEYER / AFP
Coronavirus : pourquoi le nom du variant ne sera plus communiqué aux patients
02:54
Coronavirus : pourquoi le nom du variant ne sera plus communiqué aux patients
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Jean-Mathieu Pernin
Journaliste

La mention du variant sera effacée du diagnostic Covid, selon une information du journal Le Parisien / Aujourd’hui en France. Actuellement, 85% des cas de Covid en France proviennent du variant anglais, les autres sont assez minoritaires et parfois difficiles à différencier.

Plus de nom, mais des codes. Concernant le coronavirus, ce qui intéresse les chercheurs ce ne sont pas les petits noms mais bien les appellations scientifiques. Il s’agit de se focaliser sur la recherche de mutations et notamment trois d’entre elles "484 K", "484 Q", "L452 R". On les retrouve chez le mutant anglais, le sud-africain, le brésilien, l’indien, le californien et le nigérien.

À la place du nom du variant, un code qui signifiera la mutation et le variant qui vous touche. Selon le syndicat des biologistes, il s’agit de ne plus faire peur en se renseignant avec des fausses informations sur tel ou tel variant, es ce plus rassurant d’être touché par le 484K, pas sûr.

La dénomination des variants est un vrai casse-tête

Plus on trouve de nouveaux noms, plus on s’enfonce. En janvier, une réunion sur le sujet s’est tenue à l’OMS mais sans dégager de consensus. Variant britannique ou brésilien, n’est-ce pas discriminant pour le pays, un peu comme Donald Trump qui ne parlait pas de Covid mais de virus chinois pour désigner un coupable ?

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Dès l’automne dernier, les Sud-Africains se sont plaints de l’utilisation du nom de leur pays pour désigner un variant. Ce n’est pas parce qu’on le découvre à un endroit qu’il s’agît de la source originelle. 

Alors les chercheurs préfèrent l’appeler 501V.2 et d’autres utilisent un système établi par l’université d’Oxford, qui permet de décrire les relations entre les différentes mutations du coronavirus. On l’appelle alors B.1.351, même si au final tout le monde dit le variant sud-africain. Même chose pour l’Anglais et le Brésilien, ou plutôt pour le B.B.1.7 et le B.B.1.28.

Une situation courante dans l’histoire des maladies et des épidémies

On peut penser à la plus célèbre, la grippe espagnole qui viendrait en fait du Kansas aux Etats-Unis. L’épidémie qui a ravagé entre 1918 et 1921 n’a rien d’ibère. L'Espagne fut simplement le premier pays à rendre compte de cette épidémie.

Ebola est par exemple le nom d'une rivière de République Démocratique du Congo, qui fut choisi pour désigner le virus en évitant le nom du village où il avait été détecté... au risque de stigmatiser tous les riverains de la plaine de l'Ebola.

En 2015, l’OMS a édité un guide des bonnes pratiques de dénomination des maladies, ce n’est pas devenu un best-seller.

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