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Coronavirus : Michel Cymes explique les effets collatéraux sur les autres maladies

L'épidémie de coronavirus a entraîné la baisse de la vaccination dans le monde. Les conséquences pourraient être dramatiques, particulièrement dans les pays pauvres.

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Coronavirus : Michel Cymes explique les effets collatéraux sur les autres maladies Crédit Image : AFP / Archives, Fred Tanneau | Crédit Média : RTL | Date :
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Michel Cymes édité par Florine Boukhelifa

L'arrivée d'un vaccin contre le coronavirus est sur toutes les lèvres en France. La santé n'est actuellement vue que sous le prisme de cette maladie et des lits de réanimation. Pourtant, il n'est pas inutile de regarder ce qu'il se passe ailleurs. Notamment dans les pays qui n'ont pas la chance d'avoir le même niveau de soin que dans notre pays.

Dans un article de la revue médecine/science de l'Inserm, les auteurs évoquent la dérégulation globale de la vaccination mondiale liée à l'épidémie. Ils font référence aux autres vaccinations. Lors de la première vague, en France, les parents étaient réticents à l'idée d'aller dans un cabinet médical. On estime alors que plus de 93.000 nourrissons n'ont pas reçu leur vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) et 59.000 adolescents leur vaccin contre le papillomavirus

Il n'est pas certain que ce retard puisse être rattrapé. La situation est pire dans les pays en voie de développement : l'épidémie de coronavirus a complètement désorganisé des systèmes de santé déjà fragiles. Cette situation n'est pas inédite. Lors de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest entre 2014 et 2015, deux fois plus d'enfants étaient morts de la rougeole que du virus car les campagnes de vaccination avaient été suspendues.

Des effets collatéraux meurtriers

Les enfants sont plutôt épargnés par le coronavirus. Cependant, on craint une résurgence des cas de rougeole et de poliomyélite, toujours en raison de l'arrêt des campagnes de vaccination dans les pays pauvres. La poliomyélite pourrait faire son retour, alors que la maladie est en voie d'éradication.

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La rougeole est quant à elle toujours bien présente. Il s'agit de vacciner pour que les enfants ne contractent pas cette maladie qui peut être mortelle. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a suspendu en mars 2020 les campagnes de vaccination de masse pour éviter la propagation de la Covid-19 lors des rassemblements.

Résultat, plus de 120 millions d'enfants risquent de ne pas avoir été vaccinés contre la rougeole. On estime pourtant qu'une diminution de 15% de la vaccination pendant 6 mois entraînerait 235.000 décès chez les enfants et 12.000 décès maternels. Les effets collatéraux du coronavirus pourraient ainsi faire encore plus de victimes en Afrique. D'autant plus que la population de ce continent est très jeune : moins sensible à la Covid-19, mais très sensible aux autres virus.
Ces chiffres affolants montrent que l'épidémie de coronavirus et ses conséquences dramatiques ne s'arrêteront pas avec la disparition ou le recul du virus. Y compris avec l'arrivée du vaccin dont tout le monde ne pourra pas profiter, surtout dans ces pays défavorisés.

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