2 min de lecture Épidémie

Coronavirus : le retour du beau temps peut-il freiner l'épidémie ?

Les températures froides poussent la population à se réunir davantage dans des lieux clos et moins aérer des espaces fermés. Des questions subsistent, en revanche, quant à un lien direct entre météo et contaminations.

Un ciel bleu lors d'une journée de beau temps (illustration)
Un ciel bleu lors d'une journée de beau temps (illustration) Crédit : AFP / Archives, BERTRAND LANGLOIS
Victor
Victor Goury-Laffont Journaliste

À l'été 2020, après plusieurs mois de confinement et de mesures sanitaires, l'arrivée du soleil et de la chaleur avait coïncidé avec une baisse du nombre de contaminations et une réouverture, soumise à certaines restrictions, des restaurants, bars, cinémas ou encore théâtres.

Peut-on espérer un sort similaire dans les mois à venir en 2021 ? L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a d'ailleurs publié une mise au point pour répondre à cette piste fréquemment évoquée. Sur sa page "en finir avec les idées reçues", l'agence onusienne se montre affirmative : "Vous pouvez contracter la COVID-19 sous n'importe quel climat, même par temps chaud ou ensoleillé. Les pays où le climat est chaud ont rapporté des cas de COVID-19".

Plusieurs scientifiques notent cependant que, avec ou sans effet immédiat du climat sur la transmission et la propagation du virus, les températures froides poussent la population à davantage se côtoyer en intérieur, à moins aérer les pièces... En décembre, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, estimait d'ailleurs au micro de RTL que l'hiver était une période où le virus "se sentait à l'aise".

Une incidence du froid sur les gouttelettes ?

Jean-François Delfraissy soutenait aussi qu'il existait un lien plus large entre météo et nombre de contaminations, s'appuyant sur une étude publiée par une filiale de Météo-France, Predict. Sortie au mois de décembre, celle-ci avançait que le froid et l'humidité amèneraient les gouttelettes porteuses du coronavirus à rester suspendues, là où elles s'évaporeraient sous l'effet du chaud. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait alors évoqué une étude "troublante" mais "très intéressante" sur laquelle il fallait cependant mettre "des réserves".

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Quelques motifs peuvent donc amener à espérer un été avec une situation sanitaire améliorée, grâce aussi à l'accélération de la campagne de vaccination. D'ici là, plusieurs départements continuent de subir les effets de la crise sanitaire de plein fouet.

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