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Coronavirus : "La jeunesse doit montrer l'exemple", dit un infectiologue

INVITÉ RTL - "Plus vite on se sera débarrassé de cette épidémie, plus vite on pourra reprendre un semblant de vie d'avant", rappelle Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches.

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Le confinement est-il bien respecté? Crédit Image : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Valentin Boissais
Valentin Boissais et Marie Gingault

Tandis que RTL a pu suivre une équipe de la BAC parisienne, qui traque les soirées clandestines pendant le confinement, de son côté le docteur Benjamin Davido a martelé que la jeunesse "doit montrer l'exemple". 

"On va dans le XXe arrondissement, on a été appelé pour une soirée et des nuisances sonores". Samedi soir, les membres de la brigade anti-criminalité de nuit ont découvert une trentaine de personnes dans le square d'une résidence. Musique et bouteilles d'alcool faisaient également partie des festivités. À l'arrivée de la police, certains des membres de cette soirée clandestine s'étaient déjà dispersés, d'autres erraient dans la rue, sans masque. 

Le week-end sera ponctué de plusieurs autres soirées illégales, entre amis ou entre voisins. Des fêtes où les mesures sanitaires ne sont souvent pas respectées. Pour les gros événements, l'organisateur est sanctionné par une amende et chaque participant est prié de rentrer chez lui.

On ne peut plus se permettre de prendre un risque

Docteur Benjamin Davido - infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches
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Un comportement irresponsable, que condamne le docteur Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches (92). "On sait malheureusement que cette promiscuité, ces contacts entre nombreux individus, souvent qui se pensent invulnérables parce qu'ils sont jeunes, sont finalement des clusters en puissance qui vont être d'excellent transmetteurs et c'est ce qu'on appelle d'ailleurs les supers-transmetteurs", explique le spécialiste. 

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En effet, comme l'indique le médecin, "parmi eux, il y a une personne qui peut contaminer dix personnes d'un seul tenant, et c'est ça malheureusement qui contribue à pérenniser la crise. Il faut vraiment que chaque personne s'approprie cette crise sanitaire du Covid pour qu'on en vienne à bout le plus vite possible", prévient Benjamin Davido. 

"Ce sont des maladies qu'on ne peut pas voir et ce sont des maladies qui sont extrêmement traîtres parce qu'elles se contaminent extrêmement bien, surtout chez les gens en bonne santé et donc on prend un risque : c'est la roulette russe. Aujourd'hui, je pense qu'on ne peut plus se permettre de prendre un risque, à la fois devant l'ampleur de la crise sanitaire et surtout de la crise économique". 

Sur la réanimation, il y a une augmentation de la tension

Docteur Benjamin Davido - infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches
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Ce jeune médecin comprend que la jeunesse a envie de vivre, toutefois, "plus vite on se sera débarrassé de cette épidémie, plus vite on pourra reprendre un semblant de vie d'avant", souligne Benjamin Davido qui espère l'arrivée rapide d'un vaccin.

"Je crois que cette jeunesse, qui est tout à fait capable de prendre conscience, doit être acteur plutôt qu'observateur et doit justement montrer l'exemple", souhaite l'infectiologue. Ce dernier, s'il est conscient que porter un masque avec son premier cercle (personnes avec lesquelles ont vit) est inenvisageable, il recommande néanmoins très fortement d'en porter un en présence du deuxième cercle (grands-parents, cousins...).

Benjamin Davido rappelle également qu'"il y a beaucoup plus de risque de se contaminer à l'intérieur qu'à l'extérieur" et que "moins il y a de gens qui tombent malade, plus vite ce sera facile de sortir de cette épidémie". C'est en ce sens que l'infectiologue fait part d'une très légère amélioration dans les services hospitaliers conventionnels, "où en effet, depuis quelques jours, on a l'impression qu'il y a un frémissement, peut-être une diminution de l'accélération de la tension (...). Malheureusement sur la réanimation, il y a au contraire une augmentation de la tension".

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