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Coronavirus : "Ce qui arrive à l'Angleterre va nous arriver", alerte le Pr. Crémieux

INVITÉE RTL - Pour Anne-Claude Crémieux, professeure en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à Paris et membre de l'Académie de médecine, la question fondamentale est de savoir "quel est le taux de pénétration du virus sur le territoire français".

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Coronavirus : "Ce qui arrive à l'Angleterre va nous arriver", alerte le Pr. Crémieux Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Alba Ventura édité par Marie Gingault

"On a, dans cette crise, parfois considéré que ce qui arrivait à nos voisins ne nous arriverait pas", rappelle Anne-Claude Crémieux, professeure en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à Paris et membre de l'Académie de médecine. "Aujourd'hui il faut se rendre à la raison : ce qui arrive à l'Angleterre va nous arriver", alerte-t-elle ce mardi 12 janvier sur RTL.

L'infectiologue souligne que le problème n'est pas de savoir si cela va nous arriver, mais quand : "peut-être a-t-on un peu plus de temps qu'eux, et là il faut utiliser ce temps pour s'organiser, pour vacciner". Pour savoir réellement combien de temps la France a devant elle pour faire face au variant britannique, il faut attendre qu'un "état des lieux précis" soit dévoilé dans les prochains jours. 

En effet, la question fondamentale est de savoir "quel est le taux de pénétration du virus sur le territoire français", assure Anne-Claude Crémieux. "Soit nous sommes encore avec 1 à 2% de virus variant sur le territoire, on a un peu plus de temps, ça se compte en semaines. Soit on est déjà à 10 à 20% et il faut se préparer à vivre la situation anglaise dans les jours qui viennent", prévient la professeure. 

Ce variant est capable de mettre en tension extrême le système de santé

Anne-Claude Crémieux, Professeur en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à Paris
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L'infectiologue rappelle que "ce variant se diffuse extrêmement rapidement, il est capable de mettre en tension extrême le système de santé, il faut donc à la fois imaginer que s'il est présent de façon importante sur le territoire on doit utiliser toutes les mesures de freinages qui sont à notre disposition et il faut accélérer la campagne vaccinale". 

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Un variant "dangereux" de par sa propagation très rapide. "On sait qu'il est plus transmissible, aux environs de 50% plus transmissible que les souches antérieures. On sait qu'il n'est pas plus virulent, c'est-à-dire qu'il ne donne pas de formes plus sévères et ce qu'on attend de savoir de manière certaine, c'est qu'il n'a pas d'impact sur le vaccin", dit Anne-Claude Crémieux. 

"Ce mutant va remplacer les souches qui sont actuellement circulantes", indique la professeure en maladies infectieuses, qui prévient que la Covid-19 peut encore varier : "au début on disait que ce virus mutait peu, finalement on vient d'apprendre qu'il était capable de muter et d'intégrer un grand nombre de mutations dans son génome. À terme, cela veut dire qu'il va continuer à muter et il faut se préparer à l'idée que les vaccins vont être obligés au fur et à mesure d'intégrer ces modifications". 

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