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PSG-Barça : ce qui a changé depuis la "remontada"

ÉCLAIRAGE - Quatre ans après l'historique double confrontation ponctuée par un 6-1 en faveur des Blaugranas, Paris et le Barça se retrouveront en février et mars prochains. Leurs visages ont beaucoup évolué.

Messi face à Marquinhos au Camp Nou le 9 mars 2017
Messi face à Marquinhos au Camp Nou le 9 mars 2017 Crédit : LLUIS GENE / AFP
Gregory Fortune
Gregory Fortune
Journaliste RTL

Il y aurait pu y avoir une première double confrontation avec les Allemands du Borussia Mönchengladbach ou les Italiens de la Lazio Rome, une deuxième avec les Espagnols du Séville FC, une troisième avec les Portugais du FC Porto, des retrouvailles avec les Italiens Atalanta Bergame quelques mois après le quart de finale renversant de Lisbonne.

Si le Paris Saint-Germain a évité l'Atlético de Madrid, il a hérité de l'autre épouvantail du deuxième chapeau de la Ligue des champions à l'heure du tirage au sort des 8es de finale, lundi 14 décembre à la mi-journée. Un adversaire dont il a déjà croisé la route à quatre reprises depuis son retour sur le devant de la scène en 2012 : le FC Barcelone.

"Remontada". Le mot reste ancré dans les esprits près de quatre ans après cette cauchemardesque soirée du 8 mars 2017 pour les Parisiens. Parfaits à l'aller avec un 4-0 sur le papier alors insurmontable pour les Barcelonais, ils avaient sombré au Camp Nou, encaissant un improbable 6-1 avec trois buts entre la 88e et la 95e.

Neymar a changé de camp

Le "Noooon" sur le dernier but signé Sergi Roberto de Paul Le Guen, alors aux commentaires, résonne encore forcément au moment d'évoquer les retrouvailles. Ce soir-là, Paris a sans doute été crucifié par Neymar, auteur des buts de l'espoir sur coup franc direct à la 88e puis sur penalty à la 91e, alors que le PSG pensait s'être mis à l'abri en revenant à 3-1 grâce à Edinson Cavani (62e).

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Quelques semaines plus tard, début août 2017, les dirigeants parisiens parvenaient à convaincre le Brésilien de quitter le cocon catalan contre plus de 200 millions d'euros. Ce qui n'empêchera pas le "Ney" de déclarer par la suite que son meilleur souvenir sportif restait cette soirée renversante dans un Camp Nou en fusion. Quel accueil lui sera-t-il réservé si le public est autorisé à revenir dans les stades ? Sera-t-il apte physiquement ? Dans quel état d'esprit ? D'ici à février, plus de neuf semaines vont s'écouler.

Mbappé est aussi arrivé

Non content de s'être attaché les services de Neymar, Paris a aussi réussi durant ce mercato de tous les records à attirer Kylian Mbappé contre 180 millions d'euros versés à Monaco. De l'équipe de départ parisienne le 9 mars 2017, il ne reste que quatre éléments : Marquinhos, Layvin Kurzawa, Marco Verratti et Julian Draxler.

Dans les buts, Kaylor Navas apporte aujourd'hui une assurance bien supérieure à celle de Kevin Trapp à l'époque. Marquinhos s'est depuis mué en capitaine incontournable, présent face au but pour sauver les siens à plusieurs reprises. Neymar a rappelé durant la phase de poules qu'il pouvait être ce leader technique capable de faire basculer un match à lui seul. En février, Mbappé sera sans doute plus frais physiquement.

Tuchel à la place de Emery

S'il a résisté une saison de plus à l'humiliation de Barcelone, l'Espagnol Unai Emery a été écarté en juin 2018 après une nouvelle déroute en 8es de finale, encore face à un géant d'Espagne, le Real Madrid (défaites 3-1 puis 1-2). Paris a jeté son dévolu sur l'ancien coach du Borussia Dortmund, le jeune Thomas Tuchel (47 ans).

Le plafond de verre des quarts brisé

L'Allemand s'est d'abord lui aussi fracassé sur le mur des 8es, au terme d'une nouvelle soirée cauchemar contre Manchester United en mars 2019. Mais c'est avec lui que le PSG version Qatar a enfin pu toucher du doigt son Graal : remporter la Coupe "aux grandes oreilles", l'été dernier, à Lisbonne.

Certes, le format inédit à partir des quarts de finale, sans matches aller-retour et sans public, dans un même endroit, est à prendre en compte. Certes, éliminer l'Atalanta Bergame puis Leipzig n'a rien d'exceptionnel. Il n'en reste que psychologiquement, Paris s'est fait du bien en atteignant la finale (perdue 1-0) face au Bayern Munich, avec l'envie d'y retourner le plus vite possible, le sentiment que c'est possible.

Messi orphelin de Iniesta, Suarez, Mascherano...

Et à Barcelone, qu'est-ce qui a changé ? Beaucoup de choses. Lionel Messi a voulu partir l'été dernier mais l'Argentin (33 ans) est finalement resté. C'est encore qui lui qui a évité un nouveau faux pas au Barça, dimanche 13 décembre face à Levante en marquant le seul but du match sur penalty (76e).

Même avec ces trois points de plus, l'équipe du Néerlandais Ronald Koeman (troisième coach depuis le départ de Luis Henrique en juin 2017) pointe à une inhabituelle 8e place en Liga, avec quatre défaites en 11 matches au compteur (Getafe, Real Madrid, Atlético, Cadix). Ajoutez une gifle reçue de la Juve (0-3) lors du dernier match de poules de Ligue des champions... compétition quittée en août dernier sur un 8-2 infligé par le Bayern.

Javier Mascherano, Ivan Rakitic, Andres Iniesta, Luis Suarez... Le Barça a aussi perdu des cadres importants depuis la "remontada". Peut-il rivaliser avec les Miralem Pjanic, Frenkie De Jong, Antoine Griezmann, Clément Lenglet, Philippe Coutinho, Martin Braithwaite ? Réponse dans un peu plus de deux mois, une éternité en football.

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