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Huawei soupçonné de surveiller les Ouïghours : Griezmann met fin à son partenariat

Le champion du monde français du FC Barcelone a indiqué qu'il ne cautionnait pas les soupçons d'une "alerte Ouïghour" que développerait son ex-sponsor.

Antoine Griezmann au Stade de France le 8 septembre 2020
Antoine Griezmann au Stade de France le 8 septembre 2020
Crédit : FRANCK FIFE / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani

Deux jours après la prise de position forte des joueurs de Basaksehir et du PSG contre le racisme pendant un match de Ligue des champions, c'est autour d'une autre star du ballon rond de frapper un grand coup sur le terrain de la défense des minorités. En effet, le Français Antoine Griezmann a annoncé ce jeudi 10 décembre qu'il mettait fin à son contrat avec l'entreprise de téléphonie chinoise Huawei en soutien aux Ouïghours. 

"À la suite des forts soupçons selon lesquels l'entreprise Huawei aurait contribué au développement d'une 'alerte Ouïghour' grâce à un logiciel de reconnaissance faciale, j'annonce que je mets un terme immédiat à mon partenariat me liant à cette société", a posté le joueur du FC Barcelone sur son compte Instagram. 

En contrat avec la marque de smartphone depuis 2017, Griezmann demande en outre à Huawei de ne pas seulement démentir l'existence d'une "alerte Ouïghour", mais de participer activement au respect "des droits de l'homme et de la femme au sein de la société" et ce en "usant de son influence". 

Le champion du monde exhorte son désormais ancien sponsor à "engager au plus vite des actions concrètes pour condamner cette extermination de masse". Depuis plusieurs années, les ONG alertent concernant le sort de cette minorité du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine. Elles pointent l'internement dans des camps de centaines de milliers de membres de cette population musulmane sunnite. 

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"Des informations persistantes font état de coups, de privation de nourriture et de détention à l'isolement", explique Amnesty International. Le gouvernement chinois mènerait, selon des enquêtes journalistiques, une politique de "sinisation" des Ouïghours afin de leur faire assimiler la culture de la population Han, majoritaire en Chine mais traditionnellement minoritaire dans le Xinjiang. 

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