4 min de lecture Ligue des champions

Manchester City-Monaco : 4 raisons d'y croire pour l'ASM

DÉCRYPTAGE - Leader de Ligue 1, meilleure attaque d'Europe, le club du Rocher se frotte au 2e de Premier League, demi-finaliste la saison passée, en 8e de finale de Ligue des champions. Avec des atouts de taille.

Thomas Lemar sous les couleurs de Monaco en septembre 2016
Thomas Lemar sous les couleurs de Monaco en septembre 2016 Crédit : VALERY HACHE / AFP
Gregory Fortune
Gregory Fortune
Journaliste RTL

Marseille en 2011, le PSG de 2012 à 2016, Monaco en 2015. Si la France n'a remporté la Ligue des champions qu'à une reprise, avec l'OM en 1993, et n'a plus envoyé de représentant dans le dernier carré depuis Lyon en 2010, un de ses clubs est systématiquement présent en quarts de finale depuis cinq ans. Sauf incroyable catastrophe, cela fera six avec Paris en 2017. L'Italie et même l'Angleterre et sa puissante Premier League ne peuvent pas en dire autant. 

Cette constance dans le top 8 européen n'a pas échappé à Pep Guardiola. Entraîneur de Manchester City depuis juin dernier, l'ancien coach du FC Barcelone se méfie de son adversaire en 8e de finale, l'AS Monaco. "Je n'ai pas eu besoin de connaître le résultat du PSG face à Barcelone pour réaliser que le foot français est très bon, très physique aussi. Ce que je pense de Monaco est donc la même chose qu'avant PSG-Barça. Je suis vraiment impressionné par leur niveau".

1. Monaco impressionne

13 rencontres avec quatre buts ou plus inscrits toutes compétitions confondues, 76 inscrits en 26 matches de Ligue 1, leader devant le PSG après avoir battu le quadruple champion en titre à l'aller (3-1) et lui avoir tenu tête au retour (1-1) : le club de la Principauté réalise jusqu'à présent une saison quasi-parfaite. Et si l'équipe de Leonardo Jardim s'est montrée moins rayonnante sur la scène européenne lors de la phase de groupes (1re avec 11 points devant le Bayer Leverkusen), elle figurait bien parmi les épouvantails à éviter lors du tirage au sort.

"Ils sont très forts physiquement, a détaillé Pep Guardiola à la veille de la manche aller. Leurs latéraux jouent comme des ailiers. Leurs ailiers marquent des buts. Les deux attaquants Falcao et Germain travaillent beaucoup pour l’équipe et sont des tueurs dans la surface de réparation. C'est l'équipe la plus prolifique d'Europe. Ils marquent énormément de buts. C'est un tirage difficile, on a hâte de les jouer pour pouvoir évaluer notre niveau. Je n'ai que des compliments pour eux, c'est une très bonne équipe".

À lire aussi
Neymar avec le Brésil le 13 octobre 2019 à Singapour Paris Saint-Germain
PSG : Neymar absent quatre semaines pour une blessure aux ischios-jambiers

Seuls Lyon, Nice et Toulouse sont parvenus à trouver les clefs pour mettre à mal la solide arrière garde Subasic-Glik-Fabinho-Bakayoko, contrarier les envolées de Bernardo Silva et Lemar, contenir Falcao, Germain ou Mbappé. Parfaitement organisé en 4-4-2, Monaco maîtrise la plupart du temps son sujet, encaisse moins d'un but par match en moyenne (24 en 26 rencontres de Ligue 1), possède une force de frappe aussi chirurgicale que variée (13 buteurs différents).

2. City prend beaucoup de buts

2es de leur groupe de Ligue des champions derrière le Barça, dauphins de Chelsea en Premier League, les Citizens n'ont certes pas à rougir de leur saison. Mais ils n'affichent que la 7e défense en Angleterre (29 buts concédés), notamment en raison de déroutes contre le leader (1-3), à Leicester (4-2) et plus récemment Everton (4-0). 

Plus que la charnière composée de Stones - défenseur le plus cher de l'histoire - et Otamendi, les postes de latéraux, points forts du Barça puis du Bayern de Guardiola, sont régulièrement pointés du doigt. À droite (Sagna, 34 ans, Zabaleta, 32) comme à gauche (Clichy, 31, Kolarov, 31) ne représentent pas l'avenir. En sentinelle, Yaya Touré, 33 ans, n'est de retour que depuis quelques semaines.

3. Gabriel Jesus ne sera pas le sauveur

Avec Kevin de Bruyne, David Silva, Raheem Sterling ou Leroy Sané, City possède bien sûr les armes à même de marquer. Guardiola ne peut en revanche pas compter sur la révélation du mois de janvier, Gabriel Jesus. Auteur de trois réalisations lors de ces quatre premières apparitions, l'attaquant brésilien de 19 ans vient d'être opéré d'une fracture du pied droit. Il pourrait ne pas revenir en jeu cette saison.

Agüero, dont l'avenir au club n'est pas assuré, retrouve donc le poste d'avant-centre. À trois jours de la réception de Monaco, soit un jour de récupération de moins que l'ASM, l'ancien gendre de Maradona est resté muet, comme le reste de son équipe (largement remaniée), sur la pelouse d'une formation de division 2, Huddersfield Town.

4. Monaco aime l'Angleterre

Les voyages outre-Manche se sont très souvent mal passés pour les clubs français dans l'histoire des Coupes d'Europe. Pas pour Monaco, qui s'y plaît ces dernières saisons. De retour sur le devant de la scène lors de la saison 2014-2015, quelques mois après son rachat par le milliardaire russe Dmitry Rybolovlev, l'ASM sort de la phase de poules en ne marquant que quatre fois (trois victoires, deux nuls, une défaite).

Le 25 février, contre toute attente, Kondogbia, Berbatov et Ferreira Carrasco en plantent trois à Arsenal sur la pelouse de l'Emirates (1-3). Suffisant pour emporter la décision en dépit d'un revers au retour (0-2). Le dernier exemple en date de la réussite monégasque en Angleterre remonte au 14 septembre 2016. À Wembley, contre Tottenham, Lemar puis Silva lancent idéalement le parcours des rouges et blancs (1-2). Confirmation au match retour avec un succès sur le même score qui valide la qualification pour les 8es et la première place du groupe E.

Manchester United et Chelsea figurent également au tableau de chasse de l'AS Monaco en Ligue des champions. L'opposition remportée face aux Red Devils remonte à 1998, en quarts de finale. Tenus en échec à Louis-II 0-0 à l'aller, les hommes de Jean Tigana marque le but à l’extérieur au retour (1-1) qui les envoient en demies. Le héros de la soirée : David Trezeguet dès la 6e minute. Six ans plus tard, les Blues sont balayés (3-1) en Principauté en demi-finale aller. Virtuellement éliminée 2-0 au retour, l'équipe de Didier Deschamps arrache le nul 2-2.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Ligue des champions AS Monaco Manchester City
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants