2 min de lecture Écologie

Vendée Globe 2020 : qu'est-ce qu'un Imoca ?

ÉCLAIRAGE - Les 33 skippers engagés sur le 9e Vendée Globe vont s’élancer sur des Imoca, des monocoques ultra puissants.

"Charal" et "Apivia"
"Charal" et "Apivia" Crédit : Charal Racing Team
fred veille
Frédéric Veille édité par Gregory Fortune

Ces voiliers ne sont pas à mettre entre toutes les mains. Il faut en effet être un marin aguerri pour barrer un Imoca, ces monocoques avec, pour la plupart, des appendices appelés foils qui leur permettent de survoler la mer à des moyennes pouvant atteindre les 30 nœuds. Tout cela dans un bruit étourdissant et dans des conditions particulièrement inconfortables.

"Barrer un Imoca, c’est comme si vous étiez debout sur le toit d’une voiture qui roule à 50 km/h sur un chemin bosselé", aime souvent dire Romain Attanasio, le skipper de "Pure - Best Western", qui va s’élancer pour son deuxième Vendée Globe le dimanche 8 novembre prochain.

Et encore, ce dernier ne fait pas partie de la toute dernière génération des Imoca, des monocoques de huit tonnes surtoilés, équipés des dernières technologies et qui ressemblent plus à des machines de guerre qu’à des voiliers de plaisance.

Rien à voir avec "Écureuil d’Aquitaine II"

"Pour dompter ces machines, il faut être au top de sa forme physique, ajoute Jérémie Beyou, le skipper de 'Charal', grand favori de cette 9e édition. Ces bateaux, construits autour des foils, sont devenus beaucoup plus exigeants que ne l’étaient leurs prédécesseurs, nécessitant une préparation sportive de très haut niveau".

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En effet, rien à voir avec "Écureuil d’Aquitaine II", le monocoque de 17,25 m en composite avec lequel Titouan Lamazou avait remporté la première édition, en 109 jours, le 15 mars 1990.

Luges océaniques en carbone

Depuis, ces luges océaniques en carbone, où l'espace de vie est réduit à sa plus simple expression, sont des concentrés de technologies avec informatique, images satellites et pilote automatique. Sur ces Formule 1 des mers, quand le skipper se déplace pour aller voir les voiles d’avant, c’est une expédition. 

"C’est comme de l’escalade, on avance prise par prise et je mets un casque car les chocs sont fréquents", lance Charlie Dalin, skipper de "Apivia", dernier vainqueur de la Transat Jacques Vabre.

Plus rapides... et plus sûrs

Mais si ces Imoca sont plus rapides, ils sont désormais plus sûrs. C’est Isabelle Autissier, Christophe Auguin, Alain Gautier et Jean-Luc Van Den Heede qui ont fondé cette classe Imoca (International Monohull Open Class Association) en 1991, catégorie de bateaux monocoques de 60 pieds (soit 18,28 mètres) pour contribuer justement à développer l’innovation et la sécurité des bateaux.

Depuis, ils ne cessent d’évoluer et pourrait bien permettre au prochain lauréat du Vendée Globe de battre le record déjà très impressionnant de la précédente édition. Armel Le Cléac'h avait bouclé son tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance en 74 jours, 3 heures 35 minutes et 46 secondes, à une moyenne de 13,77 nœuds.

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