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Vendée Globe 2020 : Jérémie Beyou ne vise que la victoire

PORTRAIT - Pour sa quatrième participation au tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, le skipper breton de 44 ans a mis toutes les chances de son côté pour aller au bout de sa "foil aventure".

Jérémie Beyou
Jérémie Beyou Crédit : Gauthier Lebec
fred veille
Frédéric Veille Journaliste RTL

Il est LE grand favori de cette 9e édition du Vendée Globe. Un statut que Jérémie Beyou assume parfaitement en expliquant que "c'est une source de motivation personnelle, et ça veut aussi dire que toute l’équipe qui m’accompagne dans ce projet a bien bossé". Ce projet, le Breton de 44 ans l’a dessiné sans attendre de voir ce que ferait la concurrence. 

C’est ainsi qu’en 2017 il a lancé la construction de son nouvel Imoca, le futuriste "Charal", un défi technologique à la mesure de ses ambitions. "Nous avons dessiné ce bateau comme un multicoque, en allant chercher un maximum de puissance par la taille de nos foils. Alors, c’est clair qu’il ne peut pas être mis entre toutes les mains. Mais ça me convient bien. L’osmose est là". 

Sorti de chantier en août 2018, "Charal" a pu bénéficier d’une année de préparation supplémentaire par rapport à ses concurrents directs. Durant ces 12 mois, Jérémie Beyou a pu apprendre à maîtriser la bête, gommer les défauts de jeunesse du bateau. Il s'est aussi nourri des échecs blessants de la Route du Rhum 2018, ponctuée par un abandon sur avarie, et d’une inconcevable déconvenue un an plus tard : 3e de la Transat Jacques Vabre.

Il a déjà presque tout remporté

Aujourd’hui, fin prêt pour son premier tour du monde, le bateau et son sponsor n’ont qu’un objectif : remporter le Vendée Globe 2020. Quant à son skipper, il espère devenir le seul marin à avoir remporté deux courses autour du monde, une en équipage, la Volvo Ocean Race qu’il a gagnée en 2017, et une en solitaire, cette 9e édition.

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Pour cela, Jérémie Beyou s’y prépare depuis des mois, sur mer comme sur terre, notamment avec Meriem Salmi, psychologue du sport qui s'occupe de beaucoup de sportifs comme Teddy Riner ou Romain Grosjean. "Elle m’aide à gommer mes émotions, à accepter mes qualités, mes défauts et à m’en servir pour ce tour du monde en solitaire".

À l’aube de cette nouvelle et importante échéance, le skipper de la baie de Morlaix espère donc inscrire son nom au palmarès de l’Everest des mers, lui qui a déjà presque tout remporté en un peu plus de 20 ans de carrière. Sur ses tablettes sont déjà inscrites trois Solitaire du Figaro, une Jacques Vabre, une New York-Vendée, une Volvo Ocean Race et une Vendée Arctique

Bref, tous les signaux sont au vert

Jérémie Beyou
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Perfectionniste, Jérémie Beyou va s’élancer pour la quatrième fois sur le Vendée Globe. Oubliés les abandons de 2008 et 2012, il veut maintenant faire mieux que cette 3e place décrochée en 2017, alors qu’il fut privé de fichiers météo et de communications avec l’extérieur pendant une grande partie de la course.

"Le Vendée Globe, c’est un condensé de la vie, résume-t-il. Tu passes de l’euphorie totale à la détresse extrême. Mais aujourd’hui, tout le monde est dans une dynamique positive. On a eu la chance de ne pas avoir eu d'avarie sur le bateau depuis la remise à l'eau au mois d'août dernier. On a remporté les deux dernières course. Bref, tous les signaux sont au vert".

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