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Tour de France 2020 : Bernal, Roglic, Pinot... Qui sont les favoris ?

DIAPORAMA - En l'absence de Froom et Thomas, non retenu par l'équipe Ineos, trois noms se détachent pour la victoire finale à Paris le 20 septembre prochain. Mais bien d'autres coureurs ont le droit de rêver.

Egan Bernal le 27 juillet 2019 Crédits : Marco Bertorello / AFP | Date : 28/07/2019
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Egan Bernal le 27 juillet 2019 Crédits : Marco Bertorello / AFP | Date : 28/07/2019
Primoz Roglic sur le Tour le 19 juillet 2017 Crédits : Jeff PACHOUD / AFP | Date : 28/08/2020
Thibaut Pinot au sommet du Tourmalet le 20 juillet 2019 Crédits : Anne-Christine POUJOULAT / AFP | Date : 20/07/2019
Tom Dumoulin le 22 mai 2018 Crédits : Luk Benies / AFP | Date : 28/08/2020
Richard Carapaz le 15 août 2020 Crédits : MARCO BERTORELLO / AFP | Date : 28/08/2020
Emanuel Buchmann le 23 juillet 2019 Crédits : Anne-Christine POUJOULAT / AFP | Date : 28/08/2020
Daniel Martinez le 16 août 2020 Crédits : Anne-Christine POUJOULAT / AFP | Date : 28/08/2020
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Gregory Fortune
Gregory Fortune
Journaliste RTL

Faut-il les croire sur parole ? Respectivement 5e, 12e et 15e du dernier Tour de France, Julian Alaphilippe, Guillaume Martin et Romain Bardet (également 2e en 2016 et 3e en 2017) assurent avoir pour seul objectif une victoire d'étape lors de cette édition 2020, qui semble pourtant particulièrement ouverte. 

À la veille du grand départ à Nice, trois favoris se détachent chez les observateurs : le Colombien Egan Bernal, le Slovène Primoz Roglic et le Français Thibaut Pinot. Mais comment assurer que la victoire reviendra bien à l'un de ses trois hommes le dimanche 20 septembre à Paris au regard du très faible nombre de jours de course en cette année 2020 marquée par la crise du coronavirus ?

Deux courses, seulement, servent de référence : le Tour de l'Ain (7-9 août), remporté par Roglic devant Bernal et un autre Colombien qu'on ne peut jamais vraiment écarter lorsqu'il s'agit d'aborder le podium du Tour, Nairo Quintana ; le Critérium du Dauphiné (12-16 août), qui a sacré un troisième Colombien, Daniel Martinez, devant Pinot et Martin, alors que Bernal et Roglic ont abandonné.

1. Egan Bernal

Ce récent retrait du vainqueur sortant après la 3e étape, alors qu'il était 7e au classement général, était-il une façon de le protéger physiquement ? Son équipe Ineos a évoqué des douleurs au dos. Il faut dire que Bernal avait enchaîné depuis la reprise : malgré son abandon sur le Dauphiné, il a cumulé 10 jours de course avant le Tour, le plus haut total parmi les grands favoris. 

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À 23 ans, le coureur de la formation Ineos semble en tout cas un client très sérieux à sa propre succession, pour sa troisième participation (15e en 2018). Ce Tour très montagneux ne peut que lui convenir, même si la très haute altitude est moins présente qu'en 2019. Et cette année, Bernal n'a pas à partager son rôle de leader avec Chris Froome et/ou Geraint Thomas

3. Primoz Roglic

Sans sa chute lors de la 4e étape du Dauphiné, deux semaines avant le début de la Grande boucle, le Slovène de 30 ans aurait sans doute figuré au sommet de la liste des favoris. Celle-ci jette un doute. Mais celui qui a dominé la concurrence depuis la reprise, d'abord sur le Tour de l'Ain (classement général et deux succès étapes) puis le Dauphiné (1 victoire d'étape) où il était leader jusqu'à son abandon assure qu'il est "prêt".

4e en 2018 lors de sa deuxième participation, le dernier vainqueur du Tour d'Espagne peut compter sur sa force en montagne, le contre-la-montre de La Planche des Belles Filles à la veille de l'arrivée et la puissance de son équipe, la Jumbo-Visma, qui a certes perdu le Néerlandais Steven Kruijswijk (3e l'an dernier derrière Bernal et Thomas) mais compte dans ses rangs le Néerlandais Tom Dumoulin (2e en 2018). 

3. Thibaut Pinot

"J'ai pris conscience que j'avais sûrement la gagne dans les jambes". "Je ne m'interdis rien". "Je n'ai pas peur du Tour comme j'ai pu l'avoir". "Maintenant c'est une pression qui est vraiment positive". Un peu plus d'un an après une terrible désillusion (abandon lors de l'avant-dernière étape alors qu'il était 4e au général), Thibaut Pinot revient serein et ambitieux comme jamais.

De là à devenir le successeur tant attendu de Bernard Hinault, dernier vainqueur français en 1985 ? Le profil général du parcours, la part réduite de la plaine et le contre-la-montre à domicile à la veille de l'arrivée sont autant d'arguments en faveur du Franc-Comtois de 30 ans, qui pourra lui aussi compter sur une équipe bâtie pour luisans Arnaud Démarre, avec David Gaudu (13e l'an passé).

"Je pars dans l'optique d'aller chercher une étape et de continuer ma progression au classement général", annonce prudemment le 3e du Tour 2014, qui se sent désormais "leader à 100 %", qui voit toutefois sa formation Groupama-FDJ un cran en dessous des Ineos et des Jmbo. "Le parcours du Tour est magnifique, il n'y a rien à dire, mais avec les armadas ce sera beaucoup plus cadenassé".

4. Richard Carapaz

Appelé tardivement par Ineos après la non-sélection de Christopher Froome et de Geraint Thomas, le grimpeur équatorien de 27 ans, vainqueur du Giro 2019 est beaucoup, beaucoup mieux qu'un simple remplaçant. Solide, constant, il doit aider Egan Bernal en montagne. Et le suppléer, si besoin, bien qu'il n'ait jamais couru encore le Tour de France. 

Carapaz n'était pas le leader annoncé de Movistar lors de son couronnement sur le Tour d'Italie. Sa présence dans l'équipe britannique, qui a raflé sept des huit derniers Tour de France, peut se lire comme une façon pour Ineos de ne pas mettre tous ses œufs dans le panier d'Egan Bernal. 

5. Tom Dumoulin

Situation comparable pour le Néerlandais Tom Dumoulin : l'équipier de luxe de Primoz Roglic peut offrir une autre carte à jouer à la Jumbo. Après 420 jours sans course entre blessure et Covid-19, le 2e du Tour 2018 a montré une forme ascendante sur le Tour de l'Ain (11e) puis le Dauphiné (7e).


"Ma condition a progressé pendant ces courses, a-t-il confié. J'avais besoin de celles-ci pour prendre du rythme". Le coureur de 29 ans possède l'expérience des grands tours, en a déjà remporté un, le Giro en 2017 (2 en 2018). "Primoz et moi visons le classement général, nous serons tous les deux très proches du podium en dernière semaine et on verra ce qu'il se passera".

6. Emanuel Buchmann

Sans faire de bruit, l'Allemand Emanuel Buchmann (27 ans) s'est classé à la 4e place du classement général l'an dernier. Depuis sa première participation en 2015 (85e), il ne cesse de progresser, au point de devenir l'un des meilleurs grimpeurs du plateau, ce qu'il assume. "Au Dauphiné, j'étais le plus fort en montagne derrière Roglic, avec Pinot".
Mais comme Roglic, le coureur de la Bora-Hansgrohe a chuté et dû abandonner lors de la traditionnel répétition au Tour de France. Si "rien n'était cassé" et qu'il sera bien au départ, "cet incident m'a vraiment retardé, a-t-il confié (...) Je ne peux désormais aborder le Tour qu'au jour le jour".

7. Daniel Martinez

Au regard des palmarès du Critérium du Dauphiné et du Tour ces dernières années, impossible d'écarter le Colombien Daniel Martinez (Education First) de cette liste de favoris, même si l'écart entre les deux courses est cette année de deux semaines contre trois d'ordinaire. 

Depuis 2012, le doublé a été réalisé à cinq reprises : Bradley Wiggins en 2012, Chris Froome en 2013, 2015 et 2016, Geraint Thomas en 2018. Certes, Martinez est encore un jeune coureur (24 ans) qui possède une expérience limitée des grands tours (il en a courru quatre, dont un Tour de France.

Les coureurs en embuscade

S'ils ne sont pas cités immédiatement, impossible, également, de pas mettre une petite pièce sur ces coureurs en vue sur les Tours passés, au moins pour un podium : le Colombien Nairo Quintana (30 ans), 2e en 2013 et 2015, son compatriote Rigoberto Uran (33 ans), 2e en 2017, l'Espagnol Mikel Landa (30 ans), 4e en 2017, l'Américain Richie Porte (35 ans), 5e en 2016, ou l'Italien Fabio Aru (30 ans), 5e en 2017.

Côté Français, Julian Alaphilippe (28 ans) rêve forcément de revivre les émotions vécues l'an passé (14 jours en jaune, 5e à Paris). Romain Bardet (29 ans), 2e en 2016, 3e en 2017,  arrive sans pression, un an après sa conquête du maillot à pois. Guillaume Martin (27 ans) reste sur une 12e place au général, deux rangs derrière Warren Barguil (28 ans).

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