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Roland-Garros : le tennis français peut-il retrouver de l'éclat dans le futur ?

Pour la première fois depuis 1968, aucun tricolore homme ou femme n'est qualifié pour le troisième tour de Roland-Garros.

Un court de tennis de Roland-Garros (illustration)
Un court de tennis de Roland-Garros (illustration)
Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Tennis français : comment retrouver de l'éclat ?
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Isabelle Langé - édité par Coline Daclin

C'est historique. Pour la première fois dans l'histoire de Roland-Garros depuis le début de l'ère Open en 1968, aucun tricolore homme ou femme n'est qualifié pour le troisième tour. On pourrait malheureusement dire que c'était écrit... Le classement, l'état de forme et le niveau des tricolores ne leur permettent pas aujourd'hui de pouvoir jouer les premiers rôles. 

Chez les hommes, seuls Monfils et Humbert étaient tête de série, du coup les autres Français n'ont pas été ménagés lors du tirage au sort. Chardy a par exemple hérité d'entrée du n°5 mondial Tsitsipas. Les autres sont tous tombés sur mieux classés qu'eux et n'ont pas réussi un exploit.

Chez les femmes, finalement c'est le même constat. Aucune n'est aujourd'hui dans le top 50 mondial et aucune n'est parvenue à crée une belle surprise.

Des ressources chez les femmes

Faut-il être inquiet pour l'avenir ? Chez les femmes, pas vraiment. Caroline Garcia, ancienne n°4 mondiale qui vient de mettre un terme à sa collaboration avec son père et s'est adjoint les services d'un ancien entraîneur d'Amélie Mauresmo, a le talent pour retrouver les sommets. Fiona Ferro possède le mental pour passer bientôt la vitesse supérieure et les Clara Burel, Diane Parry, Elsa Jacquemot, brillantes en juniors, devraient vite faire parler d'elles chez les pros. Sans oublier la pépite Océane Babel, 17 ans... Retenez bien ce nom, car nous en reparlerons très très vite.

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Chez les garçons, c'est indéniable, il y a un trou générationnel. Derrière le quatuor vieillissant des Monfils, Tsonga, Gasquet et Simon, Lucas Pouille n'arrive pas à retrouver son meilleur niveau depuis sa blessure au coude, Ugo Humbert pourtant 32ème mondial et numéro 2 tricolore au classement est encore trop tendre en Grand Chelem et les petits jeunes d'à peine 20 ans comme Arthur Cazaux ou Harold Mayot sont loin d'être à maturité. 

Aller chercher le supplément d'âme des champions

Pour changer la donne, il faudrait arrêter de se focaliser uniquement sur le haut niveau et revenir à la base, redonner ses lettres de noblesse à la formationTsonga le disait avant mercredi 2 juin, il faut que la fédération travaille de concert avec les académies privées, mais aussi les petits clubs dans les départements, qu'elle implique aussi les familles. 

Enfin, pour d'anciens joueurs, le plus important n'est pas de dénicher un gamin avec un joli coup droit. Il faut surtout être attentif à son attitude, son envie, son mental, son implication...  Si à 11-12 ans, il a tout cela, il l'aura encore plus à 20. C’est ce petit supplément d’âme, celui du travail, de la niaque qui fera de lui un champion.

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