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Confinement : huit associations alertent Schiappa sur la situation des jeunes LGBTQ+

Huit associations dont SOS homophobie et l'Inter-LGBT ont adressé une lettre à la secrétaire d'État dans laquelle elles alertent sur les conséquences du confinement sur les violences intrafamiliales subies par les jeunes appartenant à la communauté LGBTQ+.

Un drapeau LGBTQ+ lors de la Marche des Fiertés de Paris, le 30 juin 2018
Un drapeau LGBTQ+ lors de la Marche des Fiertés de Paris, le 30 juin 2018 Crédit : Emma PROSDOCIMI/SIPA
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

Augmentation des faits de violences conjugales de 30%, hausse des appels au 119 pour dénoncer les faits de maltraitance : le confinement est un "terreau propice aux violences conjugales et intrafamiliales". C'est pour cette raison que huit associations ont adressé mercredi 22 avril une lettre à Marlène Schiappa, alertant sur la situation particulièrement vulnérable des jeunes appartenant à la communauté LGBTQ+.

"En cette période de crise sanitaire, nous devons répondre à l’urgence à laquelle font face de nombreux et nombreuses jeunes LGBT+", réclament les associations dans une lettre publiée par Têtu. Elles craignent que beaucoup de ces personnes ne soient exposées à des violences physiques ou psychologiques de la part des proches avec qui elles sont confinées.

C'est pourquoi elles appellent à l'élargissement des dispositifs créés pour venir en aide aux victimes de violences conjugales, aux jeunes LGBTQ+. Parmi ceux-ci : la mise en place d'une plateforme de signalement en ligne, ou de points d'accompagnement dans les centres commerciaux. "Cette généralisation devrait s’accompagner d’une large communication, de la part de l’État, pour que les jeunes LGBT+ victimes de violences soient informé·e·s de ces dispositifs."

Des nuitées d'hôtel pour les héberger

À la mi-avril, une cinquantaine de députés avaient déjà alerté le gouvernement à ce sujet. Une proposition d'amendement à la loi sur l'état d'urgence sanitaire suggérait de "flécher une partie des vingt mille nuits d’hôtel destinées aux victimes de violences conjugales ou conjoints violents vers des jeunes LGBT+". Une idée rejetée, après avoir fait l'objet d'un "avis défavorable" de la part du gouvernement.

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Aujourd'hui les associations remettent cette proposition sur la table, en appelant à la responsabilité de l'exécutif dans la lutte contre les violences dirigées vers la communauté LGBTQ+. "La France ne peut prétendre défendre et promouvoir les droits des personnes LGBT+ à l’échelle mondiale quand nos politiques publiques excluent les problématiques auxquelles font face les plus vulnérables", concluent-elles. 

L'ONU elle-même craint que la pandémie de Covid-19 ne menace les droits de la communauté LGBTQ+. Dans une note d'orientation publiée le 17 avril dernier, elle appelait les états à protéger "les lesbiennes, les gays, les bisexuels, les trans et les intersexes", considérées comme davantage vulnérables en cette période de crise sanitaire.

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