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Mort de Quentin Deranque : Jordan Bardella recommande aux cadres du RN de ne pas se rendre aux rassemblements d'hommage

Le président du parti d'extrême droite demande à ses troupes de ne pas s'associer aux hommages après la mort du militant nationaliste à Lyon, ce vendredi 20 février.

Jordan Bardella, le 19 novembre 2025 au salon Milipol

Crédit : Arthur N. Orchard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

AFP

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Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a recommandé de ne pas se rendre aux rassemblements d'hommage au militant nationaliste Quentin Deranque prévus durant le week-end, ni "d'y associer" le parti, selon une lettre à ses cadres consultée par l'AFP vendredi 20 février.

"Nous vous demandons, sauf situation locale très particulière et strictement encadrée (hommage rendu par une municipalité, par exemple), de ne pas vous rendre à ces rassemblements ni d'y associer le Rassemblement National", écrit-il dans ce message, estimant que les organisateurs de ces rassemblements sont "multiples, incertains" et que les proches de Quentin Deranque ne sont a priori "à l'initiative d'aucun d'entre eux".

Jeudi, la famille a appelé "au calme et à la retenue" et dénoncé "toute forme de violence politique", à deux jours d'une marche prévue en hommage à leur fils à Lyon, à laquelle ils ne comptent pas participer. Ils "souhaitent que si des personnes veulent s'agréger à cette initiative, qu'elles le fassent dans le calme, dans la retenue et sans expression politique", a déclaré leur avocat sur BFM Bastien Brajon. 

Sur RTL, Laurent Nuñez a affirmé vendredi qu'il ne demanderait "pas l'interdiction" de cette marche en hommage à l'étudiant nationaliste frappé à mort par plusieurs personnes encagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis qui manifestaient contre la venue de l'élue. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé ensuite. 

"2 à 3.000 personnes" appartenant à "l'ultradroite" attendues à Lyon

Le ministre de l'Intérieur a ajouté que cette marche qui devrait rassembler, selon son estimation, "2 à 3.000 personnes" appartenant à "l'ultradroite", sera encadrée par un "dispositif policier extrêmement important" pour assurer la sécurité.

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Alors que le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet réclamait l'interdiction de cette marche, évoquant "des risques avérés de troubles à l'ordre public", Laurent Nuñez a fait valoir qu'il était "ministre garant de l'ordre public" et se devait "de protéger la liberté d'expression ". "Je ne peux interdire une manifestation que lorsqu'il y a des risques majeurs de troubles à l'ordre public et que je ne suis pas en mesure de les contenir".

Sept suspects ont été identifiés après l'audition de plusieurs témoins, l'exploitation de vidéos et d'éléments matériels, a relaté le procureur de Lyon, précisant qu'il en restait encore "plusieurs" à identifier. Ils ont été mis en examen ce jeudi soir, six pour "homicide volontaire" et un pour "complicité". Ce dernier est un assistant du député LFI Raphaël Arnault. Ce collaborateur, Jacques-Elie Favrot, 25 ans, a été placé en détention provisoire. Le chef retenu à son encontre confirme qu'il "n'a pas donné de coups directs susceptibles d'avoir causé le décès", a réagi son avocat, Me Bertrand Sayn.

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