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Manuel Bompard, coordinateur LFI, à l'Assemblée nationale.
Crédit : JULIE SEBADELHA / AFP
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Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a appelé vendredi 20 février à l'interdiction de la marche d'hommage au militant nationaliste Quentin Deranque prévue le lendemain à Lyon, estimant qu'elle représente une "véritable démonstration fasciste" et une "menace pour les habitants".
"La marche prévue samedi à Lyon est loin d'être seulement un hommage à la victime. Elle est prévue pour être une véritable démonstration fasciste dans les rues", a-t-il écrit sur X. "Plus de 1.000 néonazis de toute l'Europe sont annoncés dans une volonté de vengeance mortifère", ajoute-t-il.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a assuré sur RTL que ce rassemblement serait encadré par un "dispositif policier extrêmement important". Prévoyant 2.000 à 3.000 participants, il a estimé que "pour l'instant, la liberté est plus importante que l'inquiétude".
"J’appelle tous nos concitoyens à s’en tenir les plus éloignés en raison du danger", a ajouté le député insoumis Paul Vannier, toujours sur X.
Cette décision contrecarre la volonté du maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, qui réclamait l'interdiction de l'événement en raison de "risques avérés de troubles à l'ordre public". La famille de Quentin Deranque ne participera pas non plus à l'événement, appelant au calme. L'avocat de la famille, Me Bastien Brajon, a appelé sur BFMTV à un rassemblement "sans expression politique".
Dans ce climat très tendu, le président du Rassemblement national Jordan Bardella, toujours en quête de dédiabolisation de son parti, a recommandé vendredi à ses cadres de ne pas se rendre aux hommages ni d'y associer le Rassemblement national. Dans une lettre consultée par l'AFP, il a souligné que les organisateurs sont "multiples, incertains".
LFI est attaquée par ses adversaires, un assistant de son député Raphaël Arnault ayant été mis en examen pour "complicité" dans l'agression mortelle du jeune homme. Ce collaborateur, Jacques-Elie Favrot, 25 ans, a été placé en détention provisoire. Le chef retenu à son encontre confirme qu'il "n'a pas donné de coups directs susceptibles d'avoir causé le décès", a réagi son avocat, Me Bertrand Sayn.
Six autres hommes soupçonnés d'avoir frappé à mort le militant nationaliste, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan alors qu'il assurait la sécurité des militantes identitaires de Némésis, ont été mis en examen pour "homicide volontaire". Sur RTL, M. Nuñez a déclaré avec certitude ne pas croire au guet-apens, y voyant "une rixe entre deux groupes qui s'est terminée par un homicide volontaire par un lynchage qui est absolument abominable".
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