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Avec une hausse de +75% du prix en 7 ans, les Ouigo sont-ils devenus trop chers ? La SNCF défend ses TGV low-cost

Selon les données de l'Autorité de régulation des transports, relayées par la Fédération nationale des associations d'usagers des transports, les prix des Ouigo ont augmenté en moyenne de 75% entre 2017 et 2024.

Un train OUIGO "nouvelle génération", le 24 avril 2025, en Gare de Lyon (Paris)

Crédit : Stéphane DE SAKUTIN / AFP

Juliette Vignaud

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Censés être low-cost, les tarifs des TGV Ouigo se rapprochent des Inoui. Les prix des billets ont augmenté de 75% en moyenne en 2017 et 2024, selon les chiffres de l'Autorité de régulation des transports, relayés par la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut).

Au cours de cette période, le prix moyen d'un billet de train Ouigo est passé de 19,80 euros à 34,70 euros. En ce qui concerne les TGV Inoui, le tarif a grimpé de 8%, passant de 44,70 euros à 48,40 euros.

"C'est colossal", a dénoncé le président le Fnaut, François Delétraz, au micro de France Inter. "Sur les Ouigo, on est très au-delà de l'inflation." Selon lui, cette offre à bas coût devient "parfois plus chère que le TGV classique". Une situation qu'il déplore d'autant plus que "l'offre en sièges des TGV Inoui diminue de 13% alors que l’augmentation des offres de sièges Ouigo est de +185%". 

"Oui les prix des Ouigo ont évolué depuis 13 ans. En même temps que Ouigo a évolué", a défendu, pour sa part, Alain Krakovitch, directeur de TGV-Intercités à la SNCF Voyageurs, sur les réseaux sociaux. 

"On est passé des premiers Ouigo partant uniquement de gares dites secondaires à des départs des grandes gares parisiennes. On est passé de Ouigo qui étaient concentrés sur des trajets beaucoup plus courts (Lyon, Bordeaux…) à des Ouigo vers des destinations beaucoup plus lointaines (Hendaye, Perpignan, Brest)", développe-t-il. 

Une "forme de mépris de classe"

Dans les colonnes du Parisien, Alain Krakovitch va plus loin et dénonce une polémique "très injuste et navrante", allant jusqu'à déplorer une "forme de mépris de classe". Selon lui, la hausse des tarifs des Ouigo avoisine "en réalité, les 50%" et s'explique pour plusieurs raisons liées à la "révolution" du modèle. 

D'abord, par l'élargissement de l'offre partant de grandes gares parisiennes, "pour lesquelles les frais de péage sont plus importants". Par ailleurs, les trajets proposés sont plus longs, en termes de distance. "Tous ces facteurs ont joué pour 80% dans la hausse, l'inflation représentant les 20%", assure le dirigeant.

Concernant le rapprochement des tarifs entre Ouigo et Inoui, Alain Krakovitch dit s'inscrire "complètement en faux". Et d'assurer : "Ouigo est 30% moins cher et reste plus compétitif qu'Inoui."

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