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Orgasme : 8 infos indispensables sur la jouissance féminine

Il existe de nombreux mythes autour de la jouissance féminine. Voici 8 infos à connaître pour démêler le vrai du faux.

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Les françaises au lit - La recherche de l'orgasme Crédit Image : Unsplash/Taras Chernus | Crédit Média : RTL Originals | Date :
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy
et Arièle Bonte

C'est seulement en 2017, que, pour la première fois apparaît un clitoris dans un manuel de SVT. Cet organe féminin, uniquement dédié au plaisir, a longtemps été oublié voire diabolisé par les sciences. 

D'abord, il y a eu les écrits du psychanalyste Sigmund Freud qui a enfermé le plaisir féminin dans une dichotomie que l'on qualifierait aujourd'hui de sexiste. Grâce aux travaux de Masters et Johnson, la jouissance féminine est étudiée de façon beaucoup plus scientifique à la fin des années 50 et permet de mieux comprendre ce qu'il et elle ont appelé "le cycle sexuel".

Depuis quelques années, les représentations du clitoris se multiplient. Au-delà des manuels scolaires, il est devenu un symbole de la lutte féministe et s'affiche sur les réseaux sociaux. Le message est clair : oui, le clitoris procure du plaisir aux femmes et est un organe bien plus grand et profond qu'on ne le pensait

Bref, les discours autour de la jouissance féminine sont multiples et parfois faux. Voici donc 8 informations à connaître sur cette extase dont parlent plus en détail et intimement trois femmes dans le quatrième épisode du podcast Les Françaises au lit

1. Il n'existe pas d'orgasme "clitoridien" et "vaginal"

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"Et toi, tu es plutôt clitoridienne ou vaginale ?" Cette question s'est longtemps invitée dans les conversations entre femmes. Aujourd'hui, elle n'a plus de raison d'exister. Pourquoi ? Parce que l'on sait que l'orgasme déclenché par stimulation du gland du clitoris ou lors d'une pénétration viennent d'un même organe : le clitoris, dont les deux branches entourent les parois du vagin.

Opposer la sexualité des femmes entre celles qui auraient des orgasmes dits "matures" ou "immatures" comme l'a fait Sigmund Freud n'est rien d'autre qu'une interprétation machiste de la sexualité des femmes dont il convient de se défaire. 

2. Il existe plusieurs types d'orgasmes

Proclamer que ces deux expressions sont fausses ne veut pas dire que les sensations procurées par un orgasme obtenu grâce à une stimulation externe sera le même qu'un autre obtenu par stimulation interne. Il existe autant de façon de ressentir la jouissance qu'il existe de personnes. Mieux encore : une même personne pourra expérimenter différentes  sensations selon le moment, la situation, ou encore son humeur. 

La youtubeuse spécialisée en sexualité Clemity Jane s'est même amusée à publier sur sa chaîne un top 10 des orgasmes. Entre l'intense, le furtif, celui qu'on obtient seule ou à deux... Voici une liste bien loin d'être exhaustive mais qui résume bien la multiplicité des expériences en matière de jouissance !

3. L'orgasme n'est pas que sexuel

Atteindre le plaisir ultime, ne passe pas uniquement par les rapports sexuels. Il existe d'autres façons de le faire que par stimulation des zones génitales ou érogènes. Certaines personnes atteignent en effet l'orgasme en faisant du sport, en accouchant ou même en contractant uniquement ses muscles. Les scientifiques l'ont appelé le "coregasme" (une contraction de "core" pour "muscles" en anglais et "gasme" pour "orgasme").

4. L'orgasme, remède naturel contre les douleurs

La science l'a prouvé : l'orgasme apaise les douleurs. Dans un article scientifique publié en 2013, des neurologues de l'université de Münster en Allemagne, ont montré les bienfaits de la jouissance sur les épisodes migraineux. Selon leur analyse, l'orgasme déclenche une grande production d'endorphines, des hormones "du bonheur" qui sont également libérées pendant l'effort physique et ont des propriétés antidouleurs reconnues. 

5. Il existe une journée mondiale de l'orgasme

Chaque 21 décembre célèbre la journée mondiale de l'orgasme. Cet événement a été lancé en 2006 par deux activistes britanniques, Donna Sheehan and Paul Reffell, et s'intitulait en premier lieu "orgasme mondial pour la paix dans le monde". L'objectif des deux activistes est clair : tous deux souhaitent chaque année inciter les gens du monde entier à penser à la paix pendant qu'ils ou elles atteignent le septième ciel. 

6. On peut jouir dans son sommeil

C'est un phénomène très populaire chez les hommes, mais encore méconnu chez les femmes. L'orgasme nocturne, ou quand on jouit en dormant, existe pourtant aussi bien chez elle que chez lui. Une étude publiée en 1986 dans The Journal of Sex Research, estime que près d'un tiers des femmes font l'expérience de ce phénomène. 

Un clitoris gonflé, un vagin humidifié et une sensation d'étourdissement... Les symptômes se ressemblent et peuvent être causés par des rêves érotiques... mais pas que. Les causes de ce phénomène restent cependant encore peu expliquées puisque beaucoup moins étudié que sa version masculine.  

7. L’éjaculation féminine n'est pas "rare"

Vous avez sûrement déjà entendu qu'une femme "s'est découverte femme fontaine". Une expression qui laisse penser que l'éjaculation féminine est réservée à une poignée d'élues triées sur le volet. Bref, que c'est un phénomène "rare". Or, on sait aujourd'hui que cette manifestation de la jouissance féminine est accessible à toutes, à condition d'être à l'aise dans son corps, de lâcher-prise et de savoir quelle partie de son vagin stimuler.

8. L'orgasme peut faire pleurer

Près de la moitié des femmes ont expérimenté ce phénomène : pleurer après un orgasme, selon une étude publiée dans The Journal Of Sexual Medicine en mois d'octobre 2015. Baptisé la "tristesse post-sexe', il se caractérise comme son nom l'indique par un sentiment de tristesse, mais aussi d'anxiété, d'agitation, une impression de mélancolie, voire même de dépression ou d'agression et n'a rien à voir avec le partenaire ou la qualité du rapport sexuel. 

Alors pourquoi certaines personnes pleurent-elles après l'amour ? Selon des scientifiques de l'Institut Technologique du Queensland, en Australie, il s'agit d'un changement hormonal brusque. Après le pic d'endorphines, le corps réagit à sa "descente", entraînant parfois quelques larmes. 

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