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Occitanie : pourquoi la ville de Sète s'écrivait avant "Cette" ?

En 2021, Georges Brassens aurait eu 100 ans. L’occasion d'évoquer sa ville de Sète – ou Cette !

Le port de Sète (Illustration)
Le port de Sète (Illustration)
Crédit : PASCAL GUYOT / AFPPASCAL GUYOT / AFP
Pourquoi la ville de Sète s'écrivait avant "Cette" ? (07/11/21)
03:10
Muriel Gilbert

Hier, nous parlions de certains villages, qui, en fusionnant entre eux, se sont retrouvés avec des appellations si longues que, sur nos nouvelles cartes d’identité format carte de crédit, eh bien, "ca dépend, ça dépasse", comme disait Zézette épouse X. Ces fusions font d’ailleurs que la France ne compte plus maintenant 36 000 communes, comme on le disait souvent, mais un peu moins de 35.000. En fait chaque année une dizaine de communes changent de nom, pour des raisons diverses…


J’ai déjà évoqué dans Le Bonbon sur la langue, les villes qui ont changé de nom à la Révolution, pour en retirer toute référence à la religion (toutes les villes en « saint » ou en « sainte », par exemple, ont été rebaptisées) et toute référence à la noblesse (des noms comme Choisy-le-Roi ou Bourg-la-Reine n’étaient plus franchement en vogue). Mais ces villes ont pour la plupart repris leur appellation d’origine après la période révolutionnaire.

Si les localités changent de nom aujourd’hui, c’est la plupart du temps pour éviter les doublons, comme lorsque, en 2018, le Saint-Ouen de la banlieue parisienne est devenu Saint-Ouen-sur-Seine, afin de se différencier de la quarantaine d’autres Saint-Ouen, figurez-vous, qui constellent l’Hexagone. Ça a aussi le mérite d’éviter de pénibles erreurs de GPS !

Quand Brassens est né, Sète s’écrivait “Cette”

Et puis il y a des villes qui se contentent de changer d’orthographe, comme je viens de le découvrir en parcourant un étonnant dictionnaire baptisé Brassens, mais où sont les mots d’antan ?, dictionnaire que ressortent les éditions Atlande car cette année 2021 est celle du centenaire de la naissance du grand Georges. Ce livre dédié à la verve de celui qui a si souvent chanté sa ville natale est l’œuvre de Jean-Louis Garitte, un poète-journaliste belge… et un maniaque de Brassens, bien sûr.

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Oui, vous avez deviné, amis des mots, c’est la ville de Sète qui a changé d’orthographe… Comment s’écrivait-elle avant ? Non, pas comme le chiffre sept ! L’orthographe actuelle, Sète, nous semble tellement naturelle. Mais, figurez-vous que, dans une chanson fort peu connue car posthume, baptisée Jeanne Martin, le plus célèbre des Sétois écrit que “La petite presqu’île où [il est] né... avait le nom d’un adjectif démonstratif.” En somme, quand Brassensest né, Sète s’écrivait “Cette” ! C’est en 1928 seulement, quand il avait 7 ans, que la mairie a fait officialiser l’orthographe actuelle, avec notamment l’argument de cette confusion possible avec l’adjectif. 

Et si cette petite histoire de Sète vous a donné envie de réentendre du Brassens, je vous recommande chaudement le spectacle Contrebrassens (en un seul mot-valise alliant la contrebasse et Brassens). La contrebasse, c’est celle de Pauline Dupuy, qui réinterprète le grand Jojo, entourée d’un ou plusieurs autres musiciens. Brassens chanté par une femme, c’est aussi inattendu que simplement beau. À Vincennes le 9 novembre, aux Clayes-sous-Bois le 10, à Liège le 13, puis à Saint-Laurent-du-Var, Saint-Dizier, etc. Ne la manquez pas.

Brassens, Mais où sont les mots d’antan, de Jean-Louis Garitte (Atlande) 

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